Saint Pierre Saint Paul de Liomer

HORNOY-LE-BOURG

Permanences à la maison paroissiale d’Hornoy-le-Bourg

2, rue Charles Dufour

jeudis et samedis de 9h30 à 11h30

  • Paroisse recherche musiciens… 🙏🎻🎸🎹🎷🎺🥺🙏

    Nous sommes à la recherche de musiciens pour jouer aux messes de notre paroisse.
    Même pour quelques morceaux, votre aide nous est précieuse…

  • Coins Enfants dans nos églises !

    N’hésitez plus à venir à la messe avec vos enfants ou petits-enfants : un « coin enfants » avec table, chaises, jeux, livres et coloriages est aménagé dans les églises d’Hornoy et de Beaucamps-le-Vieux pour les enfants de moins de 7 ans…

  • Servants d’autel : inscriptions 2019-2020

    Devenir servant ou servante d’autel, c’est possible pour tous les enfants s’ils en ont vraiment envie ! Tous les renseignements ici… Et les photos du rassemblement du 30 Octobre à Albert…

  • Horaires des messes de la Toussaint 2019 à Pâques 2020

    Vous trouverez dans ce document les horaires des messes de la Toussaint 2019 à Pâques 2020, pour les paroisses d’Hornoy-Beaucamps et de Poix-de-Picardie…

  • Homélies du Père Daleb

    Retrouvez chaque semaine l’homélie du Père Daleb sur l’Evangile du dimanche

  • Rentrée KT : à vos marques… Début des séances le 30 septembre

    La rentrée du KT se prépare, les inscriptions sont ouvertes ! Les séances reprennent la semaine du 30 Septembre.
    En cliquant sur l’image, vous pourrez télécharger la fiche d’inscription, les horaires, le calendrier des messes des familles 👉
    Pour tout renseignement (horaires, questions diverses), n’hésitez pas à nous contacter…

  • Bienvenue Père Daleb !

    Retour sur les évènements de l’été dans notre paroisse et celle de Poix : que de beaux moments partagés avec le Père Samuel et le Père Daleb !
    Merci Seigneur…

  • Assomption de la Vierge Marie

    Pour fêter Marie ce 15 août 2019, la paroisse a profité de deux belles cérémonies, et remercie encore tous ceux qui les ont rendues possibles :
    – la messe de l’Assomption et la bénédiction du nouveau drapeau avec les Anciens Combattants à Beaucamps-le-Jeune
    – la procession à la Vierge Marie à Neuville-Coppegueule…

  • Neuvaine de prière à la Vierge Marie – 10 au 18 août

    Venez découvrir chaque soir à 20h30 l’histoire d’une apparition de la Vierge Marie quelque part en France : Notre-Dame de Brebières, de la Salette, de Monflières, de Lourdes… et un conte biblique…

  • Départ du Père Samuel – Accueil du Père Daleb

    Venez nombreux fêter le 1er septembre l’arrivée du Père Daleb M’Passy, qui nous vient du diocèse de Kinkala (République du Congo), et le Père Samuel Leyronnas, qui nous a tant donné, et qui poursuivra bientôt sa mission auprès des paroissiens d’Albert et des jeunes du diocèse…

  • Bénédiction de la Croix d’Arguël le 16 Juin 2019

    La nouvelle croix installée au sommet du Mont d’Arguël a été bénie par l’Abbé Samuel le Dimanche 16 Juin 2019, après une procession montée depuis l’église de Le Quesne jusqu’au pied de la grande Croix d’Arguël…

  • Neuvaine de Prière pour les Vocations

    Dans l’Église, toutes les vocations sont belles et en symphonie. Notre évêque Monseigneur L’éborgne nous invite à prier ardemment pour que de nouvelles personnes répondent à l’appel de Dieu : Prier et Marcher pour les Vocations…

  • Sortie de fin d’année Mercredi 3 Juillet 2019

    Une sortie de fin d’année est proposée à tous les enfants du caté, du foyer paroissial, de l’association familiale et à tous ceux qui sont intéressés : le Mercredi 3 Juillet 2019 de 9h à 18h, un car au départ d’Hornoy-le-Bourg emmènera le groupe à Amiens, pour visiter la Cathédrale et le Zoo…

  • Repas fraternel du Mercredi au Foyer Paroissial – Beaucamps-le-Vieux

    Le Mercredi 26 juin 2019 à midi, 20 convives ont partagé le 6ème repas fraternel de la paroisse et du Secours Catholique de Beaucamps-le-Vieux.
    Des repas pour se rencontrer, construire des projets individuels ou collectifs, faire connaissance ou se retrouver, et rompre la solitude…

  • Semaine Sainte missionnaire

    Durant la Semaine Sainte 2019, notre paroisse organisera des rencontres variées : temps de prière, ateliers, réflexion, chemins de croix… il y en aura pour tous !

  • Camps d’été Jeunesse Saint-Valery et Saint-Malo

    Durant l’été, le Père Samuel et son équipe d’animateurs organisent, comme chaque année, des camps à la mer pour permettre aux enfants et adolescents de notre secteur de partir en vacances, de partager de bons moments, et d’échanger ailleurs…

  • Chemin de Croix dans notre paroisse

    Pendant le Carême, des Chemins de Croix seront organisés chaque semaine dans une ou plusieurs des églises de notre paroisse. Vous trouverez ici les horaires et villages où vous pourrez venir partager la mémoire de la Passion de Jésus Christ

  • Entrez dans le Carême !

    Messe du Mercredi des Cendres le 6 Mars 2019 à 18 h à Liomer

  • Le Mont d’Arguël va bientôt retrouver sa croix

    Le 24 octobre 2017, la croix de ce point culminant de la Somme tombait au cours d’une tempête. Deux associations et la commune se relaient pour en installer une nouvelle en mai…

  • Tous nos vœux de paix et d’espérance !

    Merci aux choristes et musiciens des paroisses d’Hornoy-Beaucamps et de Poix-de-Picardie pour le beau concert du Nouvel An donné ce 13 janvier au profit de l’Association Catholique Familiale du Sud-Ouest Amiénois ! 🎼😲🎶🎻💝👌

  • Concert du Nouvel An des paroisses d’Hornoy-Beaucamps et de Poix le Dimanche 13 janvier 2019

    Les musiciens et choristes des paroisses d’Hornoy-Beaucamps et de Poix-de-Picardie, leur chef de chœur Marie-Christine Cozette et le Père Samuel vous invitent à fêter en musique la nouvelle année qui s’annonce : rejoignez-nous nombreux en l’église de Beaucamps-le-Vieux le Dimanche 13 janvier 2019 à 15h…

  • Temps de prière pour Noël

    Des temps de prière pour Noël sont organisés dans les églises de notre paroisse : voir les horaires dans cet article…

  • Horaires KT 2018-2019

    Horaires de KT 2018-2019 de la paroisse Hornoy-Beaucamps…

  • Annonces de la semaine

    Retrouvez les informations de la semaine dans la paroisse Saint-Pierre Saint-Paul de Liomer…

  • Les villages de la paroisse

    Arguël, Aumont, Beaucamps-le-Jeune, Beaucamps-le-Vieux, Belloy-Saint-Léonard, Bézencourt, Boisrault, Brocourt, Dromesnil, Etréjust, Gouy-l’Hôpital, Guibermesnil, Hallivillers, Hornoy-le-Bourg, Inval-Boiron, Laboissière-Saint-Martin, Lafresguimont-Saint-Martin (Lafresnoye), Le Mazis, Le Quesne, Lincheux, Liomer, Méricourt-en-Vimeu, Montmarquet, Neuville-Coppegueule, Offignies, Orival, Saint-Aubin-Rivière, Selincourt, Thieulloy-l’Abbaye, Tronchoy, Villers-Campsart, Vraignes-lès-Hornoy.

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ÉVANGILE Dimanche 1er Décembre 2019

« Veillez pour être prêts » (Mt 24, 37-44)

Alléluia. Alléluia.
Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,
et donne-nous ton salut.

Alléluia. (Ps 84, 8)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Comme il en fut aux jours de Noé,
ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme.
En ces jours-là, avant le déluge,
on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari,
jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;
les gens ne se sont doutés de rien,
jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis :
telle sera aussi la venue du Fils de l’homme.
Alors deux hommes seront aux champs :
l’un sera pris, l’autre laissé.
Deux femmes seront au moulin en train de moudre :
l’une sera prise, l’autre laissée.
Veillez donc,
car vous ne savez pas quel jour
votre Seigneur vient.
Comprenez-le bien :
si le maître de maison
avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait,
il aurait veillé
et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Homélie pour le 1er dimanche de l’avent – Année A (1er Déc 2019)

-> Homélie 1er Décembre 2019

 

Frères et Soeurs,

Nous sommes bien loin des jours paisibles décrits dans le psaume ou encore dans la première lecture par le prophète Isaïe. En effet, Isaïe est dans un contexte de situation politique troublée, où la population est confrontée à des épreuves de toutes sortes. Et pourtant, lui garde vive l’espérance, car il sait que Dieu ne peut pas oublier et abandonner son peuple, avec qui il a fait alliance. On sait que les auteurs bibliques aiment les images ! En voici deux, superbes, dans cette prédication d’Isaïe :
D’abord celle d’une foule immense en marche ;
Ensuite celle de toutes les armées du monde qui décident de transformer tous leurs engins de mort en outils agricoles.

Je reprends ces deux images l’une après l’autre. La foule en marche qui gravit une montagne trouvera au bout du chemin, Jérusalem et le Temple. Et le prophète Isaïe est déjà dans Jérusalem d’où il voit cette véritable marée humaine arriver. Dans cette image, on a très nettement conscience de cette double dimension de l’Alliance entre Dieu et l’humanité : car, Dieu a choisi librement ce peuple précis pour faire Alliance avec lui et en même temps ce projet de Dieu concerne l’humanité tout entière, il est donc universel. La deuxième image découle de la première : si les nations toutes ensembles écoutent la parole de Dieu, c’est qu’elles décident d’y conformer leur vie, alors elles entreront dans le projet de Dieu qui est un projet de paix.

C’est dire qu’Isaïe nous projette dans l’avenir… en deux mots : « A-Venir ». Ainsi, pendant tout le temps de l’Avent, nous entendrons des lectures qui nous projettent dans cet avenir, puisque l’Avent tout entier est une mise en perspective de ce qui nous attend. La 1ere lecture d’ailleurs, commence par ces mots :« Il arrivera dans les derniers jours que … » : et cette phrase n’est pas une prédiction, mais plutôt une promesse de Dieu. Et pourtant, en face à la réalité, nous constatons que le souhait de paix et de bonheur adressé à Jérusalem est encore bien loin d’être réalisé ! L’a t’il jamais été ? Ou ne le sera peut-être jamais ? Car à entendre les mots de Jésus dans l’évangile, on est bien loin d’un monde de paix. Une chose est sûre, ce texte n’a pas été écrit pour nous faire peur, mais pour nous éclairer : on dit de ce genre d’écrits qu’ils sont «apocalyptiques» : ce qui veut dire littéralement qu’ils «lèvent un coin du voile», ils dévoilent la réalité. Et la réalité, la seule qui compte, c’est la venue du Christ. C’est dire que quand Jésus nous invite à veiller, nous pouvons l’entendre dans le sens de « veiller sur » ce grand projet de Dieu et donc de consacrer nos vies à le faire avancer.

Evidemment, cette prédiction fait sensation et les disciples en déduisent que la fin du monde est pour bientôt. Et ils sont à la fois curieux et inquiets de ce qui va se passer : « Dis-nous quand cela arrivera, dis-nous quel sera le signe de ta venue et de la fin du monde. » (Mt 24,3). Jésus ne répond pas précisément à ces questions, mais il nous invite seulement à la vigilance, à être prêts. Être prêt, c’est continuer à faire ce que Jésus a enseigné. Veiller, c’est justement ne pas baisser les bras. Même lorsque les événements nous dépassent, et que nous ne semblons plus être au contrôle de rien; Quand nous nous sentons impuissants et parfois sans espoir. C’est précisément là que le message de Jésus a tout son sens.

L’avent est donc un temps de préparation pour accueillir le Christ, pour nous préparer à l’inattendu, pour sortir de nos routines, de notre sommeil spirituel comme Paul le dit aux Romains.  Oui, devant des existences bien souvent trop programmées et ne laissant aucune place à l’imprévu, le temps de l’avent nous invite à une remise en question du rythme et du sens de nos vies. Saurons-nous saisir cette opportunité ?

         

 


ÉVANGILE Dimanche 24 Novembre 2019

« Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » (Lc 23, 35-43)

Alléluia. Alléluia.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père.

Alléluia. (cf. Mc 11, 9b.10a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
on venait de crucifier Jésus,
et le peuple restait là à observer.
Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :
« Il en a sauvé d’autres :
qu’il se sauve lui-même,
s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
Les soldats aussi se moquaient de lui ;
s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,
en disant :
« Si tu es le roi des Juifs,
sauve-toi toi-même ! »

Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :
« Celui-ci est le roi des Juifs. »
L’un des malfaiteurs suspendus en croix
l’injuriait :
« N’es-tu pas le Christ ?
Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »
Mais l’autre lui fit de vifs reproches :
« Tu ne crains donc pas Dieu !
Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
Et puis, pour nous, c’est juste :
après ce que nous avons fait,
nous avons ce que nous méritons.
Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
Et il disait :
« Jésus, souviens-toi de moi
quand tu viendras dans ton Royaume. »
Jésus lui déclara :
« Amen, je te le dis :
aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Homélie pour la Fête du Christ Roi de l’univers – Année C (24 Nov 2019)

-> Homélie pr le 34e Dim T.O C (24 Nov 2019)

 

Frères et Soeurs,

Aujourd’hui, l’Église célèbre la fête du Christ Roi de l’Univers, solennité qui clôture l’année liturgique. Et les deux premières lectures portent sur les royaumes et le pouvoir, tandis que l’extrait d’évangile raconte la crucifixion de Jésus. Quel paradoxe, n’est-il pas étonnant que nous donnions à Jésus un titre qu’il a toujours refusé ? En effet, les titres bibliques de Jésus : « Fils de Dieu, Messie et Roi » ont perdu leur force d’évocation avec le temps. Pourquoi l’Église, pour nous parler de la toute-puissance de Dieu, de sa royauté dans la figure de Jésus, nous présente-t-elle un Dieu tout impuissant, défiguré, méprisé, cloué sur une croix ? Ce qui est un scandale pour les Juifs. Il fait un bien drôle de roi sur sa croix !  Bien sûr, mais sans la mort-résurrection, la fête d’aujourd’hui n’a aucun sens.

Dans le monde de la Bible, les tribus d’Israël ont voulu un roi, et elles l’ont eu, ce fut Saül. Le successeur de Saül sera David. Il y a bien eu des rois aussi valeureux qu’eux comme Salomon. Puisque ces deux rois que la tradition biblique a pourtant su embellir ont été, eux aussi, très humains avec leurs faiblesses, et parfois même avec trop de dominations. Or ce que Dieu désire, c’est un roi serviteur. Et ce roi, nous l’avons reconnu à travers Jésus ressuscité le matin de Pâques. Dans la 2e lecture, Paul fait allusion au même genre de roi.  Jésus n’est pas venu pour établir un royaume matériel puissant ; il est plutôt venu pour nous servir et nous sauver. Notons que le peuple a d’abord suivi Jésus, puis avait même voulu le faire roi, avant d’être manipulé par les docteurs de la loi et les chefs du peuple. Et tandis que les chefs ricanent, que les soldats se moquent, et qu’un des malfaiteurs crucifiés fait de même, un autre comprend Jésus selon son propre aveu : Que lui avait été «justement» condamné, mais pas Jésus. Loin des scènes d’humiliations et de la demande du ‘bon larron’ la foule qui suivait Jésus avant sa condamnation et qui écoutait avec plaisir ses prédications reste là et observe. Elle attend sans doute un signe pour se soulever et délivrer celui qui est ainsi désigné comme son roi mais rien ne vient. Jésus ignore les appels à se sauver lui-même, car c’est par la croix qu’il entre dans son royaume.

Quatre groupes d’hommes entourent Jésus en croix : une foule en attente d’un miracle, des chefs, puis des soldats qui n’ont pas compris la Parole et qui refusent de croire et enfin ces deux larrons crucifiés comme lui, avec une espérance totalement opposée, la foi ou le repli égoïste sur soi. Autour de nous ces groupes existent encore et nous-même alternons en passant parfois d’un groupe à un autre : attente d’un signe, refus de faire confiance à l’Esprit-Saint, une profession de foi simple mais sincère. Et donc la fin du cycle liturgique me propose un regard sur l’année passée, comment ai-je discerné les signes que le Seigneur m’a envoyés ?

 


ÉVANGILE Dimanche 17 novembre 2019

« C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie » (Lc 21, 5-19)

Alléluia. Alléluia.
Redressez-vous et relevez la tête,
car votre rédemption approche.

Alléluia. (Lc 21, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
comme certains disciples de Jésus parlaient du Temple,
des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient,
Jésus leur déclara :
« Ce que vous contemplez,
des jours viendront
où il n’en restera pas pierre sur pierre :
tout sera détruit. »
Ils lui demandèrent :
« Maître, quand cela arrivera-t-il ?
Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »
Jésus répondit :
« Prenez garde de ne pas vous laisser égarer,
car beaucoup viendront sous mon nom,
et diront : ‘C’est moi’,
ou encore : ‘Le moment est tout proche.’
Ne marchez pas derrière eux !
Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres,
ne soyez pas terrifiés :
il faut que cela arrive d’abord,
mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »
Alors Jésus ajouta :
« On se dressera nation contre nation,
royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre
et, en divers lieux, des famines et des épidémies ;
des phénomènes effrayants surviendront,
et de grands signes venus du ciel.

Mais avant tout cela,
on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ;
on vous livrera aux synagogues et aux prisons,
on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs,
à cause de mon nom.
Cela vous amènera à rendre témoignage.
Mettez-vous donc dans l’esprit
que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.
C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse
à laquelle tous vos adversaires ne pourront
ni résister ni s’opposer.
Vous serez livrés même par vos parents,
vos frères, votre famille et vos amis,
et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.
Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Homélie pour le 33e dimanche T.O Année C (17 Nov 2019)

-> Homélie pr le 33e Dim T.O C (17 Nov 2019)

 

Frères et Soeurs,

Le prophète Malachie, au 5e siècle avant Jésus-Christ, annonçait des jours meilleurs à une époque de grands bouleversements. Oui, sa communauté vivait le découragement à cette époque. Car depuis plus de cinquante ans, les Juifs étaient revenus d’exil. Le temple était rebâti, pourtant le moral était encore au plus bas. Ceci à cause des murs de la capitale qui n’avaient toujours pas pu être rebâtis et donc la sécurité des habitants n’était pas assurée. En plus, les rapatriés avaient été mal accueillis par leurs compatriotes restés sur place. Cet état de fait désastreux semblait opposer un démenti aux promesses prophétiques formulées pendant et après l’exil. Où était donc Dieu pendant ce temps ? Que faisait-il alors ? Voilà des questions qui étaient et qui restent actuelles lorsque les événements et les circonstances de la vie nous dépassent. Mais le prophète Malachie nous fait part de son optimisme. Selon lui : « Le jour du Seigneur mettra les cœurs à nu. Alors l’impiété brûlera comme de la paille, et pour l’homme de foi, le soleil de justice brillera de tout son éclat ». Oui, Malachie dévoile ainsi une autre vision de ce qui est en train d’advenir, invitant les croyants à se démarquer par rapport à leur façon de voir les événements.

C’est dire qu’en achevant son ministère public par un enseignement sur la fin du monde, Jésus nous dévoile aussi une autre vision de ce qui est en train d’advenir, nous invitant à nous démarquer de notre façon de voir les événements : « Ce que vous contemplez maintenant, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. ». Au temps où Luc écrit son évangile, l’Église naissante traverse des temps troubles. Et Luc demande de persévérer dans la Foi en reprenant le discours du Christ : « Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » 

En effet, la fin du monde n’est pas pour maintenant. Le style apocalyptique emprunté par Luc nous rappelle simplement que nous sommes d’abord des êtres matériels, fragiles, limités, soumis aux lois naturelles et aux règles souvent cruelles de la nature humaine à l’image « de ces belles pierres et des ex-voto qui décoraient le temple de Jérusalem ». Mais nous sommes aussi des êtres spirituels et à ce titre, nous avons aujourd’hui un appel à la conversion personnelle. Luc nous invite à utiliser le temps qui nous est donné à témoigner de l’Évangile. Au lieu de nous lamenter des difficultés. Retroussons nos manches et témoignons de l’amour autour de nous. Nous aurons parfois envie de baisser les bras, surtout quand viendront les épreuves et que l’on nous persécutera, ou que nous serons détestés de tous. Mais tenons bon, car pour le croyant, même quand tout va mal, Jésus reste la bonne nouvelle.

 


Évangile Lundi 11 Novembre 2019

« Si sept fois par jour ton frère revient à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras » (Lc 17, 1-6)

Alléluia. Alléluia.
Vous brillez comme des astres dans l’univers
en tenant ferme la parole de vie.

Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Il est inévitable que surviennent des scandales,
des occasions de chute ;
mais malheureux celui par qui cela arrive !
Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre
et qu’on le précipite à la mer,
plutôt qu’il ne soit une occasion de chute
pour un seul des petits que voilà.

Prenez garde à vous-mêmes !
Si ton frère a commis un péché,
fais-lui de vifs reproches,
et, s’il se repent, pardonne-lui.
Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi,
et que sept fois de suite il revienne à toi
en disant : “Je me repens”,
tu lui pardonneras. »

Les Apôtres dirent au Seigneur :
« Augmente en nous la foi ! »
Le Seigneur répondit :
« Si vous aviez de la foi,
gros comme une graine de moutarde,
vous auriez dit à l’arbre que voici :
“Déracine-toi et va te planter dans la mer”,
et il vous aurait obéi. »

Acclamons la Parole de Dieu.

 

Homélie pour le 11 Novembre 2019 (Anniversaire de l’armistice de la Grande Guerre)

-> Homélie (11Nov 2019)

 

Frères et Soeurs,

L’un des plus illustres évêques français du 19ème siècle, le Cardinal Pie disait à ses compatriotes : «  Vous serez davantage de votre pays à mesure que vous serez plus chrétiens » et Saint Ambroise, Père de l’Eglise du 4ème siècle, affirmait déjà que : « Celui-là qui s’exile de sa patrie, se sépare du Christ ».

En effet, il est impossible de se dire pleinement chrétien si l’on refuse de rendre à la Patrie les devoirs qui lui sont dus ; mais également, tout service de la Patrie est menteur lorsqu’il s’éloigne ou se sépare foncièrement de Jésus-Christ car nous tombons alors dans un nationalisme excessif, voire même absolu devant lequel tout doit plier sans plus de respect pour les personnes.

C’est dire que cet amour de la Patrie est non seulement légitime mais doit être constitutif de nous-même, l’aurait-on oublié ? Ce n’est pas une option, non l’amour de la Patrie est essentiel. Sans lui, la vie en commun sur le même territoire devient impossible, l’égoïsme prend le dessus, le respect des personnes et de l’héritage commun disparaît, la mémoire s’évanouit avec toutes les leçons de sagesse qu’elle porte, c’est un peu comme un divorce à grande échelle.

Et le Saint Père Jean-Paul II, nous rappelait que «  le patriotisme se situe dans le cadre du 4ème commandement qui nous engage à honorer notre père et notre mère… La patrie est le bien commun de tous les citoyens et, comme tel, elle est aussi un grand devoir  ». De même le Catéchisme de l’Eglise Catholique affirme : « L’amour et le service de la Patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l’ordre de la charité ».

Notons que ce n’est pas parce qu’on aime son pays, qu’on le veut beau, prospère, estimé et respecté à l’étranger que l’on déteste les autres ! Bien au contraire, l’amour de notre pays nous fait respecter les autres et nous invite à voir ce qu’il y a de beau et d’estimable chez eux, à l’image d’un maître-artisan qui admire et respecte le chef d’œuvre de son collègue puisqu’il en connaît la valeur et sait ce qu’il en coûte de travail, de délicatesse et d’amour. Chaque commémoration du 11 Novembre, vient opportunément raviver en nous l’amour de la France. En effet, le courage, l’abnégation, l’amour du prochain, l’esprit de sacrifice, la prière commune pour la France de nos anciens sont pour nous un exemple et un encouragement.

Nous sommes rassemblés en cette église pour faire mémoire de ceux qui sont morts pour la France, ceux qui ont fait le sacrifice suprême de leur vie pour notre liberté. Nous devons aussi penser à tous ceux qui ont survécus à ces guerres et qui ont dû se reconstruire après toutes ces horreurs. Parmi vous plusieurs ont vécus la même chose en Afrique du Nord ou en Indochine. Notre pays doit être reconnaissant envers vous, tout comme il est reconnaissant envers ceux qui y sont restés.

Permettez-moi de vous citer deux témoignages qui révèlent cette noblesse d’âme qui a fait la France. Celui de Charles de Menditte, capitaine d’infanterie, engagé sur les terres de Belgique en août 1914, qui écrit : « J’avais rêvé le baptême de feu dans l’apothéose de la victoire, je n’eus pas cette joie mais j’ai eu du moins la consolation de voir l’Allemand reculer et de ramener ma compagnie en ordre. Nous n’avons pas été des guerriers heureux mais nous avons fait ce que nous avons pu… Mes hommes ne se sont pas doutés de l’ardente prière que je fis pour eux et au milieu d’eux. Plus que jamais j’ai remis mon sort entre les mains de Dieu, je me suis confessé avant-hier et je vais au combat plein de foi. C’est sans doute pour cela que j’ai pu faire mon devoir aussi simplement  ».

Et celui du Père aumônier (Abbé Chevalier), qui annonce à madame Pochet la mort de son mari, le caporal Robert Pochet, tombé au champ d’honneur le 13 avril 1916, près de Verdun : « Le médecin avait examiné son état et avait déclaré inutile de le torturer davantage puisque la mort était certaine… C’est sur ces entrefaites que j’arrivais. Ma présence fit rayonner de joie la pauvre victime qui me cria : “Ah ! Voilà le miracle de Sainte Thérèse, que suis heureux de vous voir. Allez-vous me donner le Bon Dieu ?” 

Je dois avouer que je m’explique difficilement le mutisme sur certaines figures de France qui de nos jours encore font que la France est la France, et qui faisait dire à Roosevelt (qui n’est certes pas un Père de l’Eglise) : « Tout homme a deux patries : la sienne et la France  ». Ce 11 novembre nous appelle donc à la gratitude, à la prière, spécialement pour ceux qui ont versé le prix du sang, à la prière pour la paix ; il nous appelle à retrouver nos racines, à cultiver ces vertus qui ont fait la grandeur et la beauté de notre pays.

A l’heure où notre monde connaît encore de terribles tensions, spécialement avec la menace du terrorisme, demandons au Seigneur, par l’intercession des Saints de notre Patrie, cette paix, la paix juste, la paix forte tellement nécessaire. Puissions-nous coopérer à la grâce de Dieu pour en être les artisans là où nous sommes. Amen.

      

 


Évangile Dimanche 10 Novembre 2019

« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27-38)

Alléluia. Alléluia.
Jésus Christ, le premier-né d’entre les morts,
à lui, la gloire et la souveraineté
pour les siècles des siècles.

Alléluia. (Ap 1, 5a.6b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
quelques sadducéens
– ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection –
s’approchèrent de Jésus
et l’interrogèrent :
« Maître, Moïse nous a prescrit :
Si un homme a un frère qui meurt
en laissant une épouse mais pas d’enfant,
il doit épouser la veuve
pour susciter une descendance à son frère.
Or, il y avait sept frères :
le premier se maria et mourut sans enfant ;
de même le deuxième,
puis le troisième épousèrent la veuve,
et ainsi tous les sept :
ils moururent sans laisser d’enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection,
cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse,
puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »

Jésus leur répondit :
« Les enfants de ce monde prennent femme et mari.
Mais ceux qui ont été jugés dignes
d’avoir part au monde à venir
et à la résurrection d’entre les morts
ne prennent ni femme ni mari,
car ils ne peuvent plus mourir :
ils sont semblables aux anges,
ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.
Que les morts ressuscitent,
Moïse lui-même le fait comprendre
dans le récit du buisson ardent,
quand il appelle le Seigneur
le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.
Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
Tous, en effet, vivent pour lui. »

Acclamons la Parole de Dieu.

 

Homélie pour le 32e dimanche T.O  Année C (10 Nov 2019)

-> Homélie pr le 32e Dim T.O C (10 Nov 2019)

 

Frères et Soeurs,

Le voyage de Jésus à Jérusalem est sur le point de se terminer.  Et voilà qu’une série d’événements montre l’intensification des tensions et d’oppositions entre Jésus et les autorités religieuses de l’époque. Au temps du Christ en effet, la foi en la Résurrection était toute neuve ; elle n’était pas encore partagée par tout le monde. Les Pharisiens y croyaient fermement ; pour eux c’était une évidence que le Dieu de la vie n’abandonnerait pas ses fidèles à la mort. Mais on pouvait très bien être un bon Juif sans croire à la résurrection de la chair. C’était le cas des Sadducéens. Pour justifier leur refus de la résurrection, ils cherchent donc à démontrer qu’une telle croyance conduit à des situations ridicules. Mais si les sadducéens ne croient pas en la résurrection, à quoi leur servait alors la foi ? Que leur apporte-t-elle puisque d’après eux tout s’arrête à la mort ? 

C’est dire que, pendant des siècles, le peuple hébreu a cru que sa foi en Dieu lui apporterait bénédictions et richesses sur cette terre, puisqu’il n’y aurait rien après. Il n’y avait rien à attendre dans l’au-delà, mais tout à gagner dès ici-bas : le salaire de la foi c’était la réussite, la prospérité, la santé, la richesse, une grande et puissante famille. Et aujourd’hui encore, beaucoup de contemporains pensent ainsi.

Et pourtant chaque peuple avait une conception différente de la vie et de l’au-delà. Dans les tombeaux des pharaons par exemple, les domestiques et les serviteurs des pharaons étaient enterrés avec lui, de sorte que lorsque la vie reprendrait de l’autre côté, tout le monde pourrait reprendre ses rôles respectifs. Ainsi si vous avez bien réussi dans cette vie, vous continuerez à bien réussir dans la prochaine. 

De fait, la foi en la résurrection était quand même plus vive chez plusieurs Juifs deux siècles avant Jésus. On le voit bien dans la première lecture, qui nous raconte la torture de sept frères, arrêtés avec leur mère, et que le roi voulut contraindre à manger de la viande interdite par la loi juive. Les paroles du troisième frère cachent cependant une ambiguïté que Jésus dissipera : la vie éternelle est différente de la vie ici-bas. En effet nous avons tendance à supposer que ce qui va arriver sera une sorte de continuation de ce qui est maintenant.  Et les pharisiens étaient persuadés que les morts sortiraient du tombeau en chair et en os : une sorte de réincarnation (Image très forte chez Ezekiel avec les ossements désechés). Tandis que les sadducéens eux croyaient que notre monde était le seul monde dans lequel Dieu agit. Et dans sa réponse aux sadducéens, Jésus démontre leur incapacité à comprendre la résurrection. La vie du ressuscité sera différente de la vie ici-bas. Il démontre leur incapacité à comprendre les Écritures en utilisant un autre passage du Pentateuque : le récit de la rencontre de Moïse avec Dieu dans le buisson ardent. Le passage déclare que Dieu est le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Par conséquent, Jésus conclut qu’Abraham, Isaac et Jacob doivent dans un certain sens être encore en vie ; d’où la nécessité de la résurrection. Ressusciter ce n’est pas se retrouver comme avant. Non, nous serons transformés comme Jésus l’a été le jour de Pâques. 

Les gens ont toujours eu du mal à croire en la résurrection des morts, pourtant affirmée dans notre Crédo, et pour les mêmes raisons que les sadducéens. À quoi ressemble la résurrection ? Quelles seront nos relations avec les autres ? 

Mais Jésus donne peu de réponses spécifiques à de telles questions. Cependant, au-delà de la mort, comme le dit Saint Jean « nous lui serons semblables » (1 Jn). Pour l’instant, « Ce que nous serons ne paraît pas encore clairement »… 

La réponse de Jésus montre bien au contraire qu’il y a une rupture complète entre notre vie actuelle et la vie des ressuscités : les enfants de ce monde se marient, c’est entendu ; mais les ressuscités ne se marient pas. Ils ne sont pas des anges mais ils sont « semblables aux anges », c’est-à-dire qu’ils ont un point commun avec les anges : ce point commun, justement, c’est qu’ils ne peuvent plus mourir ; la mort n’a plus sur eux aucun pouvoir ; désormais ils sont «enfants de Dieu », c’est-à-dire qu’ils sont vivants de la vie de Dieu. Demandons cette grâce !

       

 


Évangile Dimanche 3 Novembre 2019

« Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19, 1-10)

Alléluia. Alléluia.
Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Alléluia. (Jn 3, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.
Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;
il était le chef des collecteurs d’impôts,
et c’était quelqu’un de riche.
Il cherchait à voir qui était Jésus,
mais il ne le pouvait pas à cause de la foule,
car il était de petite taille.
Il courut donc en avant
et grimpa sur un sycomore
pour voir Jésus qui allait passer par là.
Arrivé à cet endroit,
Jésus leva les yeux et lui dit :
« Zachée, descends vite :
aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »
Vite, il descendit
et reçut Jésus avec joie.
Voyant cela, tous récriminaient :
« Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »
Zachée, debout, s’adressa au Seigneur :
« Voici, Seigneur :
je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,
et si j’ai fait du tort à quelqu’un,
je vais lui rendre quatre fois plus. »
Alors Jésus dit à son sujet :
« Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison,
car lui aussi est un fils d’Abraham.
En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver
ce qui était perdu. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

Homélie pour le 31e dimanche T.O  Année C (03 Nov 2019)

-> Homélie pr le 31e Dim T.O C (03 Nov 2019)

 

Frères et Soeurs,

Jésus qui est en route vers Jérusalem traverse la ville frontalière de Jéricho. Dans cette ville, il y a un homme nommé Zachée qui n’est pas simplement un collecteur d’impôts, mais un collecteur d’impôts en chef, ce qui signifie, comme l’explique l’évangile de Luc, qu’il est très riche. Poussé par la curiosité, il veut voir Jésus, mais comme il est petit, il ne peut pas voir par-dessus la foule, alors il grimpe à un arbre. Curieusement, quand Jésus arrive à l’endroit où Zachée s’est perché, il l’appelle et s’invite chez lui, ce qui procure simultanément joie à Zachée et scandalise la foule, car elle a la certitude que, comme collecteur d’impôts, c’est un voleur, donc c’est un pécheur.

Un détail important est la clé de lecture de ce texte, c’est la richesse. Luc, plus que tout autre évangéliste, est toujours préoccupé par les questions de richesse et, par conséquent, de traitement des pauvres. Les riches sont considérés avec suspicion. Ainsi, l’histoire, même si elle nous est familière, commence en réalité par une note d’ambiguïté. La déclaration de Zachée sur ses transactions financières est-elle une promesse pour le futur, en réponse à la visite de Jésus ? où est-ce déjà une description de son comportement actuel ? 

Remarquons qu’il ne confesse pas son péché et ne se repent pas. Bien sûr, nous pouvons interpréter sa déclaration envers les pauvres et ceux qu’il a volés comme une repentance, mais Jésus ne fait pas l’éloge de son changement de cœur. Il prononce une bénédiction basée non pas sur ce que Zachée a fait, mais simplement parce qu’il est, comme ceux qui grognent autour de lui, un Israélite, un fils d’Abraham. En d’autres termes, les riches du monde ont beaucoup d’espoir dès qu’ils remarquent les pauvres à leur porte et qu’ils font quelque chose en réponse. C’est dire que même les plus marginalisés et les plus méprisés des riches, les collecteurs d’impôts, ont leur place dans le sein d’Abraham et de Dieu. Ils ont leur place dans la communauté des bienheureux lorsqu’ils cherchent le bon trésor.

Cette histoire est la promesse que quiconque veut voir Jésus, ne doit pas se bloquer au premier obstacle qui se présente. Plus que cela, cette personne sera vue à son tour par Jésus et ainsi sa joie sera grande. Aussi la 1ere lecture présente un Dieu amoureux de tous. Il a un regard plein de miséricorde qui ouvre le chemin de la conversion. Et dès le début de l’évangile de Luc et tout au long de son récit, Jésus se range aux côtés de ceux qui sont en marge, ceux qui sont méprisés, ceux qui ne comptent pas aux yeux du monde. Zachée est riche, certes mais il est néanmoins méprisé par ses voisins, et considéré comme moins que rien. Pourtant, Jésus le choisit.  Peut-être que Jésus est à nouveau à la recherche de ceux qui sont exclus afin de les sauver et de les restaurer dans leur dignité. 

Le regard que Jésus porte sur Zachée, il le porte aussi sur chacun de nous, à notre tour, portons-le aussi sur ceux qui nous entourent. Soyons dignes de l’appel que Dieu nous a adressé dans la deuxième lecture. Nous pourrions alors nous demander qui, tant dans notre communauté qu’à l’extérieur, sont ceux et celles qui ont été laissés en marge, qui ont été exclus, qui pourraient nous surprendre par leur générosité et leur foi. 

Quels sont ceux et celles qui veulent simplement voir Jésus, mais ont été tenus à distance. Si nous sommes disposés à poser de telles questions, et à oser y répondre, nous pourrions voir nos Zachée sous un jour totalement différent. Et peut-être que Zachée représente simplement la caractéristique principale de tous les disciples : un désir de voir Jésus et une joie en sa présence. 

 


Évangile  Vendredi 1er Novembre 2019

« Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » (Mt 5, 1-12a)

Alléluia. Alléluia.
Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, dit le Seigneur,
et moi, je vous procurerai le repos.

Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
voyant les foules, Jésus gravit la montagne.
Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.
Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait.
Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent,
car ils seront consolés.
Heureux les doux,
car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice,
car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs,
car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix,
car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte,
si l’on vous persécute
et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous,
à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,
car votre récompense est grande dans les cieux ! »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Homélie pour la Toussaint (1er Nov 2019)

-> Homélie 1er Nov (Toussaint)

 

Frères et Soeurs,

Personne ne maîtrise la vie et encore moins la possibilité d’une autre vie au-delà. Nous savons bien qu’un jour ou l’autre, nous aurons à affronter la mort, cette absence de vie. Et le chrétien, comme n’importe qui, souffre de voir l’autre mourir. Il pleure comme n’importe qui de voir que l’être aimé est en train de disparaître peu à peu. Mais le chrétien ose affronter la mort parce qu’il croit en un Dieu qui s’est fait homme, un homme qui a connu la mort. C’est pourquoi en cette fête de la Toussaint, l’Église nous fait entendre l’Évangile des Béatitudes. 

Dans les Béatitudes, il y a cet adjectif revenant en permanence : « Heureux, bienheureux ». Oui, tous, nous aspirons au bonheur, à être heureux. Les Béatitudes, c’est la charte de vie des combattants qui luttent et travaillent à faire advenir un monde de fraternité. Dans ce texte, il n’est aucunement question de supporter patiemment les misères de ce temps en prévision d’une vie future dans l’au-delà. Nous sommes juste appelés à être saints et saintes. 

La Toussaint, est donc une fête où la joie du ciel déborde sur la terre. Il ne s’agit pas de passer sous silence deuil, souffrance et maladie. Dans notre monde de médias et de publicité, on essaie de nous convaincre que le bonheur réside dans une voiture, le confort, le soin de son corps, bref dans l’avoir, et avoir toujours plus.  La véritable question est plutôt de quel bonheur parlons-nous ? Jésus sur la montagne ne parle pas d’un bonheur de surface, d’un bonheur à bon marché. Il décrit plutôt un chemin pour atteindre un bonheur caché dans nos profondeurs. Selon le Christ, le bonheur est dans le don de soi et dans la pauvreté. L’Église nous invite à demander ce bonheur lorsqu’immédiatement après la prière du Notre Père, le célébrant dit : « Seigneur, donne la paix à notre temps. Rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets ». 

Oui, dans la liturgie de ce jour, l’intervention finale de Dieu dans l’histoire du monde est présentée dans l’Apocalypse sous forme imagée. Saint Jean nous parle d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelle. Il annonce la fin du temps des larmes, de la peur, des souffrances et de la mort. L’apocalypse c’est d’abord une bonne nouvelle, un message d’espérance qui nous rejoint tous. La Toussaint, c’est donc la fête de tous ces larrons qui se sont tournés vers Jésus en croix pour lui demander : Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne et ton Royaume. Et Jésus leur répond : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis. Et les portes du Royaume se sont ouverts pour un brigand. Les saints dont nous faisons mémoire, ce sont ceux et celles qui se sont laissé travailler par l’une ou l’autre des béatitudes. Pour certains, cela a été la pauvreté du cœur, pour d’autres, la douceur, pour d’autres la miséricorde, pour d’autres encore, la paix. Regardons autour de nous, quelques un de nos proches pratiquent à fond telle ou telle autre béatitude. Ce qui nous rassure que la sainteté est un chemin pour tous. C’est dans ce sens que l’apocalypse parle d’une foule innombrable, de toutes les  nations, races, peuples et langues en marche vers la félicité céleste. C’est dire que le bonheur, comme la sainteté, n’est pas réservé à quelques personnes hors du commun, ou juste à des saints reconnus. C’est notre destinée à tous et toutes. 

Être saint, c’est mettre de l’amour dans toute notre vie, c’est se donner totalement pour le service des autres. C’est par le témoignage de notre foi, que nous pouvons devenir, à notre tour, des signes visibles de la présence de Jésus ressuscité. Il s’agit de croire jusqu’à en être heureux.

    


Évangile Dimanche 27 Octobre 2019

« Venez, les bénis de mon Père » (Mt 25, 31-46)

Alléluia. Alléluia. Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.
Celui qui croit en moi ne mourra jamais. Alléluia. (Jn 11, 25a.26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,
et tous les anges avec lui,
alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;
il séparera les hommes les uns des autres,
comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
‘Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume
préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;
j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ;
j’étais malade, et vous m’avez visité ;
j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’
Alors les justes lui répondront :
‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu…?
tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?
tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison…
Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’
Et le Roi leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces plus petits de mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait.’

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :
‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,
dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;
j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;
j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;
j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’
Alors ils répondront, eux aussi :
‘Seigneur, quand t’avons-nous vu
avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,
sans nous mettre à ton service ?’
Il leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous ne l’avez pas fait
à l’un de ces plus petits,
c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’

Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,
et les justes, à la vie éternelle. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Homélie pour le 30e dimanche T.O Année C (27 Oct 2019)

->Homélie du 27 oct 2019

 

Frères et Soeurs,

Dans la première lecture, Ben Sirac dit le sage, a opposé Dieu aux rois d’Israël, qui sont souvent de mauvais juges, ainsi qu’aux riches parvenus de son époque qui méprisaient les pauvres. Oui, Dieu ne fait pas de différence entre les personnes, comme eux le font. Ben Sirac écrit de garder confiance en Dieu, car lui seul sait qui est le véritable juste. Ce n’est pas celui qui se justifie lui-même, mais plutôt celui qui met sa confiance en Dieu, qui crie vers lui et l’appelle. D’ailleurs, le psaume nous le dit très bien : « un pauvre a crié, Dieu l’écoute et le sauve ».

Et le message de la seconde lettre à Timothée, rejoint cette logique : Dieu a élevé les humbles, et renvoyé les riches les mains vides. « Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé ». Il s’agit simplement de se reconnaître tels que nous sommes, sans vanter nos mérites. Mais, est-il possible qu’une personne profondément religieuse, parce qu’elle se vante, soit perdue et qu’un pécheur repentant, pour être resté humble, soit sauvé ?

En effet, se présentent à nous dans l’évangile d’aujourd’hui, deux personnes qui offrent à Dieu des prières très différentes mais qui révèlent le contenu de leur cœur. L’un d’eux a estimé qu’il avait assez de justice en lui-même pour être déclaré juste devant Dieu. L’autre a constaté son désespoir et s’en est remis à Dieu. Trop facilement, on peut dire que le pharisien de la parabole de Jésus est un hypocrite. Et pourtant, tout ce qu’il dit est vrai. Il s’est vraiment distingué des autres par sa fidèle adhésion à la loi. Alors avant de le juger trop rapidement, nous pourrions peut-être simplement reformuler légèrement sa prière et nous demander si nous ne l’avons pas prononcée nous-mêmes, un jour.

Ce n’est donc pas que le pharisien parle faussement, mais plutôt que le pharisien passe à côté de la vraie nature de la Prière. Il commet également l’erreur de se comparer aux autres et de les traiter avec mépris. L’autre homme par contre, mentionné par Jésus dans cette parabole, est un collecteur d’impôts. Les collecteurs d’impôts étaient célèbres pour leurs vols et le fait qu’ils avaient vendu leur patrie à Rome. Cependant, dans sa prière nous voyons un cœur humble et brisé. Il se tient loin, regarde par terre et se frappe la poitrine avec angoisse face à son péché. Sa posture est celle de quelqu’un qui a peur du jugement de Dieu. Il n’est pas fier et il y a de la sincérité dans ses propos.

Voici alors le contraste essentiel : L’un revendique la justice sur la base de ses propres réalisations, tandis que l’autre repose entièrement sur la bienveillance de Dieu. Et surprise pour eux car l’homme qui croyait sa dépravation totale était celui que Jésus a déclaré être juste devant Dieu.

En nous, il y a ces deux personnes, ces deux comportements. En nous, il y a une guerre permanente entre se tenir la tête haute et se tenir à distance. Il y a un combat entre être content de soi et être content de Dieu. Il y a un combat pour se sentir meilleur, pour se faire voir, la soif de la reconnaissance. Nous sommes invités ce jour à nous déposséder de nous-mêmes pour laisser la place à quelqu’un d’autre. Car notre ego est souvent trop encombrant qu’il ne laisse aucun espace à Dieu. Alors qu’il n’y a qu’une seule chose à faire : laisser tomber tout ce qui nous empêche de nous jeter dans les bras de Dieu. Cette parabole concerne Dieu. Lui seul peut juger le cœur humain. Ainsi, se pourrait-il que le pharisien et le collecteur d’impôts aient besoin l’un de l’autre ?

 

 


Évangile  Dimanche 20 Octobre 2019

« Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui » (Lc 18, 1-8)

Alléluia. Alléluia.
Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.

Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples une parabole
sur la nécessité pour eux
de toujours prier sans se décourager :
« Il y avait dans une ville
un juge qui ne craignait pas Dieu
et ne respectait pas les hommes.
Dans cette même ville,
il y avait une veuve qui venait lui demander :
‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’
Longtemps il refusa ;
puis il se dit :
‘Même si je ne crains pas Dieu
et ne respecte personne,
comme cette veuve commence à m’ennuyer,
je vais lui rendre justice
pour qu’elle ne vienne plus sans cesse Le Seigneur ajouta :
« Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus,
qui crient vers lui jour et nuit ?
Les fait-il attendre ?
Je vous le déclare :
bien vite, il leur fera justice.
Cependant, le Fils de l’homme,
quand il viendra,
trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Homélie pour le 29e dimanche du T.O Année C (20 Oct 2019)

->Homélie du 20 oct 2019

 

Frères et Soeurs,

La parabole dans l’évangile d’aujourd’hui pourrait exprimer certains découragements des premiers croyants, causés certainement par le retard du retour de Jésus et/ou par les difficultés qu’ils enduraient. En effet, au moment où Luc écrit, beaucoup avaient bel et bien perdu tout espoir. Car ils avaient cru au départ que Jésus reviendrait très vite pour inaugurer le Royaume qu’il avait annoncé. Pourtant rien ne venait, ni Jésus, ni les temps nouveaux. Alors ils le suppliaient, mais toujours rien ! Pourquoi donc les faisait-il attendre ainsi ? Ils priaient, mais sans obtenir la réponse qu’ils désiraient. Devraient-ils se lasser et perdre tout espoir ? L’histoire de la veuve insistante rapportée par Luc est donc présentée comme une parabole sur la prière sans cesse. Cela commence par la présentation d’un juge qui ne craint pas Dieu et qui ne respecte pas les autres. C’est dire que toutes les personnes non considérées et non respectées de notre temps sont représentées ici par une veuve dont l’insistance est tellement gênante pour le juge qu’elle finit par obtenir la justice qu’elle réclame.

Oui, prier sans cesse, c’est prier à plusieurs reprises, encore et encore, avec insistance, un peu comme le fait cette veuve. Cette prière continue est un signe de foi persistante. Moïse dans la 1ere lecture donne également un exemple de prière constante et patiente. Quel est donc le contexte? Voilà que le peuple d’Israël se déplace dans le désert vers le Sinaï. La route est jonchée d’embûches et de difficultés: la faim, la soif, la chaleur, autant d’épreuves pour se décourager. Puis arrive l’assaut soudain des Amalécites, redoutables guerriers du désert. Que faire ? Pas d’autres solutions pour les Israëlites que d’invoquer Dieu. Et Moïse prie sur la montagne les mains élevées, alors que le peuple combat dans la plaine. La victoire dépendait-elle de sa persévérance dans la prière ? Le vrai combat était-il auprès des guerriers dans la plaine, ou sur la montagne, au sommet de cette colline où Moïse invoque Dieu ?

Moïse, Aaron et Hour sont au sommet de la colline, pendant que le peuple se bat sous la direction de Josué dans la plaine. Josué se bat de toute son âme, et Moïse prie aussi de toute son âme. Le combattant et le priant se complètent donc. Si Moïse abandonne son poste de prière, Josué perd ses moyens. On ne peut pas donc dire que c’est Dieu seul qui agit, car il exige notre participation. Les mains levées de Moïse sont le symbole de toute la prière humaine. Elles disent la confiance, et la certitude du croyant que son Dieu ne l’abandonne jamais. ces mains levées le disent bien puisqu’elles restent immobiles comme pour signifier que le croyant ne devrait pas baisser les bras. Les mains levées du priant sont notre petite participation à l’oeuvre de Dieu. Mais il arrive que le priant, exténué, physiquement ou moralement, n’ait plus la force de « lever les mains » vers le ciel : alors il est bon de trouver des frères pour soutenir nos mains défaillantes ; normalement, c’est le rôle de nos communautés chrétiennes, Voilà pourquoi, un chrétien qui s’isole, s’étiole.

La liturgie de ce jour nous invite donc à revisiter nos propres prières. Oui, quand nous prions, nous demandons peut-être des choses mais sans vraiment y croire et sans vraiment les désirer, poussés simplement par l’habitude. Notons que si un juge injuste et égoïste rend justice en réponse à des demandes persistantes, combien plus le Dieu, juste et bon, rendra-t-il justice à celui ou celle qui prie constamment pour obtenir du secours? Les Chrétiens, ceux du temps du Christ, comme ceux d’aujourd’hui, sont donc invités à « ne pas baisser les bras ». Croire, c’est refuser de baisser les bras.

Or il nous est souvent facile de nous décourager devant le silence de Dieu, sans prendre nous-mêmes des mesures d’activer ou de travailler à l’aide qui doit venir de lui. Comment prier pour la guérison d’un malade sans prendre le temps de l’appeler ou de le visiter. Notre présence auprès de ceux qui souffrent, n’est- elle pas déjà un soulagement, donc une réponse à notre prière. Nous ne pouvons pas prier pour notre propre salut sans prendre aussi les moyens concrets pour l’obtenir. Dieu agit souvent par nous. Il nous associe à son œuvre. Dieu nous supplie de faire quelque chose pour ceux qui souffrent. Nous sommes parfois là à attendre que Dieu intervienne avec une baguette magique dans certaines situations, alors que nous pouvons déjà agir.

Demandons la grâce de mettre nos membres au service de Dieu pour soulager la souffrance de nos frères et faire advenir son règne. Ainsi toutes nos prières seront exaucées.

 

 


Évangile  Dimanche 13 Octobre 2019

« Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » (Lc 17, 11-19)

Alléluia. Alléluia.
Rendez grâce à Dieu en toute circonstance :
c’est la volonté de Dieu à votre égard
dans le Christ Jésus.
Alléluia. (1 T h 5, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus, marchant vers Jérusalem,
traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village,
dix lépreux vinrent à sa rencontre.
Ils s’arrêtèrent à distance
et lui crièrent :
« Jésus, maître,
prends pitié de nous. »
À cette vue, Jésus leur dit :
« Allez vous montrer aux prêtres. »
En cours de route, ils furent purifiés.

L’un d’eux, voyant qu’il était guéri,
revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus
en lui rendant grâce.
Or, c’était un Samaritain.
Alors Jésus prit la parole en disant :
« Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ?
Les neuf autres, où sont-ils ?
Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger
pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
Jésus lui dit :
« Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Homélie pour le 28e dimanche du T.O Année C (13 Oct 2019)

->Homélie du 13 Oct 2019

 

Frères et Soeurs,

La lèpre est l’une des premières images du péché dans les Écritures Saintes. D’où la demande des Lépreux : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »  et non pas « Jésus, maître, guéris-nous. »  Peut-on guérir du péché ? Non, le péché n’étant pas une maladie, on est simplement pardonné. Et remarquons que Jésus ne dit pas, non plus, aux lépreux de l’Evangile : vous êtes guéri. Il ne dit pas non plus si vous vous montrez au prêtre, vous serez guéri. Il ne leur promet rien, il leur dit simplement d’aller se montrer aux prêtres. Oui, dans l’Ancien Testament, dans le livre de Lévitique, une personne guérie d’une maladie de la peau était tenue de se présenter au prêtre pour l’être déclarée comme telle. Or, pendant qu’ils cheminent, les lépreux de l’Evangile sont guéris. Pouvez-vous imaginer la joie que tous ont ressentie à ce moment ? Ceux qui étaient exclus de la société, mis en quarantaine, qui n’avaient aucun espoir, pourraient maintenant rentrer chez eux avec leurs amis et leur famille.  Ils allaient être réintégrés dans le monde. Tous les dix hommes sont guéris. Mais un des dix a quelque chose de plus. Il a vu Jésus, a reconnu sa bénédiction et s’en est réjoui.

C’est dire qu’il a réellement vu ce qui s’est passé entre lui et le Christ, au moment de cette miraculeuse guérison. De fait, cet homme n’est pas simplement guéri, il est restauré dans sa relation avec Dieu et avec l’humanité. Il a été sauvé. Et le texte dit qu’il était un Samaritain mais nous ne savons pas avec certitude la nationalité des neuf autres. Mais lui, avait été méprisé parce qu’il était Samaritain, cependant lui seul est revenu remercier Dieu. Pourquoi aucun des neuf autres hommes n’est-il revenu ? Jésus leur avait dit d’aller se montrer au prêtre, et c’est exactement ce qu’ils faisaient. En fait, nous pouvons imaginer la conversation entre eux : «Ce stupide Samaritain! Ne connaît-il pas la loi de Dieu ? Nous sommes censés nous montrer au prêtre pour être déclarés purs; nous remercierons Jésus plus tard.» Cet épisode, si nous avons bonne mémoire, évoque l’histoire de Naaman le Syrien.  Constatons que sa guérison ne vient pas de l’eau du Jourdain, mais de la parole du prophète Élisée et de la foi de Naaman qui est soutenue par celle de ses serviteurs.

« Augmente en nous la Foi » demandaient les disciples à Jésus, dimanche dernier. Dans les deux récits de ce jour, il s’agit d’exemple de cette foi, aussi minime qu’une graine de moutarde. La foi n’est donc pas l’obéissance aveugle à une loi et encore moins une affaire de mérites.  Il s’agit simplement d’une ouverture à l’amour en toute confiance.  Et le Samaritain a compris cela. Il a compris que cette vie nouvelle qui s’ouvre à lui, est un don de Dieu. Un don qui ne tient aucun compte des maladies, ou péchés précédents. Et dans la brève réponse de Jésus au lépreux guéri, on peut constater un renvoi : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé».

Frères et Sœurs,

Il y a quelque chose à comprendre ici au sujet des personnes qui vivent en marge de nos communautés. Jésus les remarque et les aime. Et il nous appelle à faire de même. Oui, cette histoire des dix lépreux invite les croyants à se poser quelques questions : Face aux besoins humains, voyons-nous une demande, une adversité ou un cadeau ? Voyons-nous un ennemi ou un ami potentiel dans l’étranger taxé de toute la misère du monde? Quand nous nous tournons vers Dieu, voyons-nous un juge sévère ou un père aimant ? Quand nous nous regardons nous-mêmes, voyons-nous un échec ou un enfant bien-aimé ? Quand nous nous tournons vers l’avenir, voyons-nous une incertitude inquiétante ou un horizon ouvert ?

Notons que Dieu veut faire de nous des gens qui manifestent une gratitude aux dons et aux bénédictions reçus. Le plus grand cadeau de Dieu que nous oublions souvent n’est autre que la vie. Oui la vie est belle et elle nous est donnée gratuitement. Soyons comme le dixième lépreux. Oublions notre liste de choses à avoir à tout prix, et disons simplement merci à Dieu pour le don de la Vie.

 

     


 

Évangile  Dimanche 6 Octobre 2019

« Si vous aviez de la foi ! » (Lc 17, 5-10)

Alléluia. Alléluia.
La parole du Seigneur demeure pour toujours ;
c’est la bonne nouvelle qui vous a été annoncée.
Alléluia. (cf. 1 P 1, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
les Apôtres dirent au Seigneur :
« Augmente en nous la foi ! »
Le Seigneur répondit :
« Si vous aviez de la foi,
gros comme une graine de moutarde,
vous auriez dit à l’arbre que voici :
‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’,
et il vous aurait obéi.

Lequel d’entre vous,
quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes,
lui dira à son retour des champs :
‘Viens vite prendre place à table’ ?
Ne lui dira-t-il pas plutôt :
‘Prépare-moi à dîner,
mets-toi en tenue pour me servir,
le temps que je mange et boive.
Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ?
Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur
d’avoir exécuté ses ordres ?
De même vous aussi,
quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné,
dites :
‘Nous sommes de simples serviteurs :
nous n’avons fait que notre devoir’ »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Homélie pour le 27e dimanche du T.O Année C (6 Oct 2019)

-> Homélie du 6 Oct 2019

 

Frères et Soeurs,

La liturgie d’aujourd’hui nous invite à nous poser une question essentielle: Pourquoi Dieu permet-il l’injustice, la violence et la guerre ? C’est la question douloureuse de millions d’hommes et de femmes à travers l’histoire. De nos jours, la misère humaine sous toutes ses formes est encore bien présente et Dieu semble souvent absent de nos vies et de nos réalités quotidiennes. Où est donc Dieu ? Que fait-il ? Parce que le prophète Habacuc, dans la 1ère lecture, garde quand même l’espérance, mais cela n’empêche pas les événements tragiques de se produire. Enfin, sa confiance en Dieu suffit-elle pour nous permettre de croire que l’injustice n’aura pas le dernier mot?

Heureusement pour nous que la 2nde lecture, la lettre à Timothée, nous rappelle que Dieu nous a donné force, amour et raison.  Et qu’il n’est pas question d’attendre tout de Dieu vers qui nous crions notre détresse. Oui, Dieu n’interviendra pas de manière « abrakadabra » ou tonitruant  pour bouleverser le désordre de l’humanité. Nous avons en nous toutes les possibilités pour humaniser le monde, et éradiquer tout ce qui menace de nous entraîner vers la destruction. C’est pourquoi, il faut avoir un peu de foi en nous pour demeurer fidèles même quand tout ne va pas bon train, et que Dieu semble absent de nos vies.

Dans cette optique, il n’est pas étonnant que les apôtres souhaitent une plus grande foi. Quand les disciples de Jésus ou nous-mêmes demandons la foi, que voulons-nous réellement? Certains pourraient souhaiter que la foi apporte un certain type de certitude, ou de supériorité. Certains encore cherchent une expérience mystique, une foi qui fonctionne comme une drogue et qui nous aide à surmonter les défis ordinaires de la vie. D’autres aspirent à la foi comme antidote à la lutte.  Si j’avais juste plus de foi, je n’aurais pas autant de questions ou de doutes. Si j’avais juste plus de foi, Dieu répondrait à mes prières. Si j’avais juste plus de foi, il ne serait pas mort ; elle aurait récupéré. Si j’avais juste plus de foi, je serais plus impliqué dans ma communauté. Si j’avais juste plus de foi, je serais une meilleure personne, un meilleur parent, un meilleur conjoint. Si j’avais simplement plus de foi, je saurais quoi faire, je gérerais mieux les choses. Si j’avais juste plus de foi, la vie serait différente, ….

Mais ce que nous oublions, c’est que la foi ne nous est pas donnée dans un paquet à dépenser dans nos relations avec Dieu. La foi n’est pas mesurée en fonction de la difficulté de la tâche ou du travail devant nous. Avoir la foi signifie que toute notre façon de percevoir et de réagir à la vie est transformée par la fécondité de la justice de Dieu. Car ce qui semble impossible pour nous est possible pour Dieu. La foi est une relation de confiance et d’amour. Cela signifie s’ouvrir pour recevoir la vie d’un autre et donner sa vie à un autre. Cet autre est Jésus. D’ailleurs Jésus répond à ses apôtres que souvent, être disciple équivaut à de simples expressions de fidélité. Sa déclaration «ta foi t’a sauvé» à ceux qu’il aide implique que quelque chose d’autre se passe avec la foi.

Cette relation de foi est déterminante pour qui nous sommes et comment nous vivons. Vivre dans la foi ne nous protège pas de la douleur et des difficultés de la vie, il ne défait pas le passé et ne garantit pas un avenir particulier. La foi est plutôt le moyen par lequel nous affrontons et gérons les circonstances de la vie – les difficultés et les pertes, les joies et les succès, les opportunités et les possibilités.

La question n’est donc pas de savoir combien de foi nous avons, mais plutôt comment nous vivons la foi que nous avons. Comment notre foi, notre relation avec Jésus, change-t-elle nos vies, nos relations, la vie des autres ?  Oui, la graine de moutarde de la foi est déjà plantée en nous, va t’elle germer ? à nous de l’arroser.

 

      


 

ÉVANGILE     Dimanche 29 Septembre 2019

« Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)

Alléluia. Alléluia.
Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,
pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.

Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait aux pharisiens :
« Il y avait un homme riche,
vêtu de pourpre et de lin fin,
qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,
qui était couvert d’ulcères.
Il aurait bien voulu se rassasier
de ce qui tombait de la table du riche ;
mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut,
et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.
Le riche mourut aussi,
et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;
levant les yeux, il vit Abraham de loin
et Lazare tout près de lui.
Alors il cria :
‘Père Abraham, prends pitié de moi
et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau
pour me rafraîchir la langue,
car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham,
rappelle-toi :
tu as reçu le bonheur pendant ta vie,
et Lazare, le malheur pendant la sienne.
Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,
et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abîme
a été établi entre vous et nous,
pour que ceux qui voudraient passer vers vous
ne le puissent pas,
et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’
Le riche répliqua :
‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare
dans la maison de mon père.
En effet, j’ai cinq frères :
qu’il leur porte son témoignage,
de peur qu’eux aussi ne viennent
dans ce lieu de torture !’
Abraham lui dit :
‘Ils ont Moïse et les Prophètes :
qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il,
mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,
ils se convertiront.’
Abraham répondit :
‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :
ils ne seront pas convaincus.’ »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Homélie pour le 26e dimanche du T.O Année C (29 Sept 2019)

-> Homélie du 29 Sept 2019

 

Frères et Soeurs,

Lors des dimanches précédents, les paraboles de Jésus décrivaient le monde qu’il voulait : un monde qui se montre accueillant aux pécheurs et qui sait investir au service des valeurs durables. Dans cette lancée, Jésus raconte aujourd’hui la parabole du riche dont il n’est pas dit qu’il était mauvais, mais seulement qu’il n’avait pas d’yeux pour le pauvre Lazare qui se tenait à sa porte. La parabole est donc construite sur le thème du renversement de situation entre le ciel et la terre. La scène terrestre met en présence deux personnages. Le premier est d’une très grande richesse. Le second est le pauvre appelé Lazare dont la misère est soulignée par sa maladie et son indigence. Entre les deux hommes, aucune communication, aucune relation : seul un chien manifeste quelque compassion envers Lazare. La parabole ne précise pas non plus que Lazare soit un pauvre particulièrement méritant. 

Le problème du riche dans cette parabole c’est qu’il n’a jamais regardé Lazare comme un homme, il le considérait encore moins qu’un chien. Du coup, c’est le riche qui a cessé d’être un homme.  Après la mort des deux personnages, la présence de Lazare auprès d’Abraham décrit une relation de proximité et d’amour. D’autre part, Abraham ne peut rien faire pour le riche, même s’il le reconnaît affectueusement comme son enfant. Il renvoie le riche aux cris des prophètes qui n’ont jamais cessé de réclamer que soit rendu aux pauvres le droit d’être des hommes.

Combien d’artistes n’ont-ils pas été inspirés par cette page de l’évangile de Luc ? À toutes les époques, en effet, il y a des représentations de l’enfer comme une fournaise avec ses flammes éternelles. Ces représentations évoquent surtout la douleur physique de corps torturés. La véritable souffrance est peut-être d’un autre ordre.  Elle est l’absence de sens, l’absence de Dieu. C’est là le véritable enfer pour les désespérés de la vie, pour tous ceux qui, à un moment ou l’autre de leur vie ont connu l’épreuve de se sentir impuissants. De sentir l’épreuve du découragement prolongé, de la déprime au quotidien, d’un grand vide en eux, de la dépression, voire du surmenage, ou même de la tentation du suicide. Et nous nous sentons démunis, désemparés devant leur mal. Nous ne pouvons pas vraiment mettre des mots dessus. Et eux non plus. Cela creuse encore plus cet abîme entre elles et nous. Parfois nous prions Dieu pour qu’il fasse un miracle pour ces personnes qu’il fasse quelque chose d’extraordinaire. Mais nous oublions de nous poser la vraie question: Et si nous étions, nous-mêmes, ce miracle ? 

Qu’y a-t-il à entendre dans ce qui se dit dans les Écritures d’aujourd’hui ? À quoi servent donc les Écritures si elles ne nous réveillent pas comme le fait Amos le prophète ? À quoi servent les paraboles si elles ne parlent pas pour ceux qui n’ont pas de voix, si elles ne nous font pas entendre que nos choix nous engagent, et que refuser d’être attentifs au démuni à sa porte, c’est contribuer à creuser le grand abîme infranchissable qu’évoque Abraham. À quoi servent les enseignements de Paul sur la justesse de notre conduite si la richesse ferme notre cœur à l’autre au point de ne plus voir Lazare et Dieu à travers lui ?

C’est donc maintenant qu’il faut changer de vie. C’est maintenant qu’il faut s’ouvrir aux plus petits. C’est maintenant qu’il nous faut croire que nous sommes tous en route vers le Royaume de Dieu en aimant nos frères et nos sœurs. Les cinq frères de l’homme riche, c’est chacun et nous tous.  Sommes-nous inconscients, comme le riche de l’Évangile d’aujourd’hui, ou bien sommes-nous conscients de toutes les inégalités au sein desquelles nous vivons et dont, sans doute, nous profitons ? Faisons-nous quelque chose pour y remédier ? Si nous refusons d’aimer aujourd’hui, comment pourrons-nous aimer demain ? Demandons-nous ce que nous pouvons faire et ce que nous faisons pour traduire ce message de l’Évangile dans notre vie de tous les jours.

 

 

 


 

ÉVANGILE     Dimanche 22 Septembre 2019

« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 1-13)

Alléluia. Alléluia.
Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,
pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.

Alléluia.
(cf. 2 Co 8, 9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Un homme riche avait un gérant
qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
Il le convoqua et lui dit :
‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ?
Rends-moi les comptes de ta gestion,
car tu ne peux plus être mon gérant.’
Le gérant se dit en lui-même :
‘Que vais-je faire,
puisque mon maître me retire la gestion ?
Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force.
Mendier ? J’aurais honte.
Je sais ce que je vais faire,
pour qu’une fois renvoyé de ma gérance,
des gens m’accueillent chez eux.’
Il fit alors venir, un par un,
ceux qui avaient des dettes envers son maître.
Il demanda au premier :
‘Combien dois-tu à mon maître ?’
Il répondit :
‘Cent barils d’huile.’
Le gérant lui dit :
‘Voici ton reçu ;
vite, assieds-toi et écris cinquante.’
Puis il demanda à un autre :
‘Et toi, combien dois-tu ?’
Il répondit :
‘Cent sacs de blé.’
Le gérant lui dit :
‘Voici ton reçu, écris 80’.
Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête
car il avait agi avec habileté ;
en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux
que les fils de la lumière.
Eh bien moi, je vous le dis :
Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,
afin que, le jour où il ne sera plus là,
ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose
est digne de confiance aussi dans une grande.
Celui qui est malhonnête dans la moindre chose
est malhonnête aussi dans une grande.
Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,
qui vous confiera le bien véritable ?
Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,
ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :
ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,
ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Homélie pour le 25e dimanche du T.O. Année C (22 Sept 2019)

-> Homélie pr le 25e Dim T.O C (22 Sept 2019)

 

Frères et Soeurs,

L’extrait d’évangile que nous venons d’entendre relate une histoire assez contemporaine. Un gestionnaire malhonnête est sur le point de perdre son emploi, car il a mal utilisé les avoirs de son employeur. Et parce qu’il ne veut pas faire de travail manuel ni recevoir de charité, il s’adresse à toutes les personnes qui doivent de l’argent à son employeur et réduit leurs dettes.  À notre grande surprise, l’employeur félicite le gestionnaire malhonnête pour sa perspicacité. Que devons-nous faire d’une parabole qui vante les mérites d’un malhonnête ?  En fait, Luc inclut cette histoire dans son évangile, car les renversements de statut sont et ont toujours été au cœur de la société.

La parabole du gérant-escroc suit la série de paraboles consacrées à la proximité de Jésus avec les pécheurs et inaugure une série de passages concernant la richesse.  La parabole suggère un monde dans lequel le statut de vie est éphémère, voire même dangereux. Malheur donc à ceux qui de par leur rang social, méprisent les autres. Voilà que le gérant qui contrôlait les comptes des débiteurs de son maître ne peut maintenant espérer que leur hospitalité. Sa sagacité réside dans sa capacité à discerner sa propre situation. Il a peut-être honte de mendier, mais il est suffisamment prudent pour reconnaître que son statut s’est évaporé. Il doit descendre dans l’échelle sociale pour obtenir de l’aide. Au lieu d’être simplement victime de circonstances, il transforme une mauvaise situation en une situation qui profite à lui et aux autres. En effet, en réduisant les dettes des autres, il crée un nouvel ensemble de relations basées non pas sur la relation verticale entre prêteurs et débiteurs, mais sur quelque chose qui ressemble davantage aux relations réciproques et égalitaires d’amis.

L’intendant a sacrifié ce qu’il aurait pu prendre maintenant et l’a donné à d’autres personnes pour qu’il puisse obtenir un gain plus tard. Ce que ce gestionnaire malhonnête met en jeu a des similitudes avec ce qui se passe lorsque le royaume de Dieu émerge parmi nous. Les anciennes hiérarchies sont renversées et de nouvelles amitiés sont établies.

Est-ce à dire que les disciples de Jésus doivent donc utiliser leur richesse pour «se faire des amis»? Si les amitiés sont fondées sur des relations réciproques et égalitaires, le fait de libérer les dettes des autres ne les enrichit pas seulement, mais établit également un nouveau type de réciprocité avec eux.  Oui, Jésus encourage ses disciples à être généreux avec leur richesse dans cette vie pour que, dans la vie à venir, leurs nouveaux amis les reçoivent dans des demeures éternelles. La façon dont on traite la «richesse malhonnête» et ce qui appartient à l’autre en dit long sur la façon dont on va gérer la vraie richesse. Notons cependant que, en parlant de richesse, il ne s’agit pas seulement d’argent, mais de tout ce qui prends une place importante dans notre coeur. Aucun domestique ne peut servir deux maîtres… nous ne pouvons pas servir Dieu et la richesse.  La richesse n’est pas fondamentalement perverse, mais l’amour excessif peut mener à toutes sortes de péchés. Si nous comprenons le principe selon lequel tout ce que nous possédons est un don de Dieu, nous nous rendons compte que Dieu est le propriétaire de tout et que nous sommes ses intendants.

Ainsi, la question que Jésus soulève concerne plusieurs valeurs. Nous devons être généreux avec notre richesse et l’utiliser au profit des autres. Comme le montre Jésus, la richesse n’est pas toujours ce qu’elle est censée être. Jeff Bezos , Bill Gates, Warren Buffett, Bernard Arnault et Donald Trump  font partie des personnages extrêmement riches et puissants de l’histoire, ceux qui vivent en haut de la pyramide. Et la culture occidentale appelle cela la bonne vie, le succès, atteindre le sommet, avoir réussi.  Pour beaucoup, cela signifie autosuffisance, indépendance et de nombreuses occasions de profiter des plaisirs matériels. Mais est-ce vraiment être heureux que d’être riche d’argent. Je suis surpris de voir autant de tristesse, autant de dépressifs,et de solitude dans une société développée. Je viens d’un pays pauvre mais où les gens sont heureux, et j’arrive dans un pays riche mais en manque de joie.

Car bien qu’il y ait peu de personnes qui atteignent une telle richesse, beaucoup cependant s’y efforcent. Et ne pouvant pas l’obtenir, les appels à la cupidité et au désir de complaisance abondent. C’est fou ce que la soif de l’argent peut pousser à faire.  Elle peut aller jusqu’à faire perdre toute référence morale.  Oui, l’argent est trompeur quand nous en faisons un maître et non plus un moyen pour échanger, pour entrer en relation, pour vivre avec autrui.  Et Jésus veut que ses disciples voient le grand danger spirituel sur ce chemin.

Frères et Soeurs, cette parabole ne concerne pas que l’argent. Mais il s’agit de racines de notre cœur.  Qu’est-ce qui les nourrit ? Nos racines sont-elles liées au trésor terrestre? Cherchons-nous à aligner les objectifs de notre vie avec des choses et des loisirs ? Sommes-nous trop occupés par ce que nous aimons pour ne pas remarquer les cris du désespoir humain ? Les racines de notre vie puisent-elles dans le puits spirituel de la sollicitude et de la compassion de Dieu? Je suis toujours choqué lorsque des parents sont obligés de partager les dimanches de leurs enfants entre église, sport et musique. Là où est ton coeur, là se trouve ton trésor.

 

 

 


 

ÉVANGILE     Dimanche 15 Septembre 2019

« Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 1-32)

Alléluia. Alléluia.
Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.

Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
les publicains et les pécheurs
venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :
« Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,
et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une,
n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert
pour aller chercher celle qui est perdue,
jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
Quand il l’a retrouvée,
il la prend sur ses épaules, tout joyeux,
et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins
pour leur dire :
‘Réjouissez-vous avec moi,
car j’ai retrouvé ma brebis,
celle qui était perdue !’
Je vous le dis :
C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel
pour un seul pécheur qui se convertit,
plus que pour 99 justes
qui n’ont pas besoin de conversion.
Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une,
ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison,
et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?
Quand elle l’a retrouvée,
elle rassemble ses amies et ses voisines
pour leur dire :
‘Réjouissez-vous avec moi,
car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’
Ainsi je vous le dis :
Il y a de la joie devant les anges de Dieu
pour un seul pécheur qui se convertit. »
Jésus dit encore :
« Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père :
‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’
Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après,
le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,
et partit pour un pays lointain
où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Il avait tout dépensé,
quand une grande famine survint dans ce pays,
et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,
qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre
avec les gousses que mangeaient les porcs,
mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit :
‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,
et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j’irai vers mon père,
et je lui dirai :
Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.
Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’
Il se leva et s’en alla vers son père.
Comme il était encore loin,
son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;
il courut se jeter à son cou
et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit :
‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’
Mais le père dit à ses serviteurs :
‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,
mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
allez chercher le veau gras, tuez-le,
mangeons et festoyons,
car mon fils que voilà était mort,
et il est revenu à la vie ;
il était perdu,
et il est retrouvé.’
Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs.
Quand il revint et fut près de la maison,
il entendit la musique et les danses.
Appelant un des serviteurs,
il s’informa de ce qui se passait.
Celui-ci répondit :
‘Ton frère est arrivé,
et ton père a tué le veau gras,
parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’
Alors le fils aîné se mit en colère,
et il refusait d’entrer.
Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père :
‘Il y a tant d’années que je suis à ton service
sans avoir jamais transgressé tes ordres,
et jamais tu ne m’as donné un chevreau
pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est revenu
après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,
tu as fait tuer pour lui le veau gras !’
Le père répondit :
‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,
et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ;
car ton frère que voilà était mort,
et il est revenu à la vie ;
il était perdu,
et il est retrouvé ! »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Homélie pour le 24e dimanche du T.O. Année C (15 Sept 2019)

-> Homélie pr le 24e Dim T.O C (15 Sept 2019)

 

Frères et Soeurs,

La parabole du Fils prodigue n’est pas simplement une bonne leçon sur la dynamique familiale. C’est aussi et avant tout une illustration de l’amour de Dieu. Les trois paraboles qui nous sont proposées sont la réponse de Jésus aux pharisiens et aux scribes, qui se lamentaient entre eux, car lui mangeait avec des pécheurs. En effet, les pharisiens se sont constitués en élite, en s’appuyant (dans une certaine mesure) sur leur expertise en matière de règles. Mais voilà que Jésus vient condamner cela. Notons que les pharisiens considéraient le péché comme une chose extérieure plutôt que comme une affaire de cœur.  Par conséquent, ils ne pouvaient pas accepter la vision de Jésus, qui permettait d’entrer en contact avec les pécheurs sans pour autant être souillé. Ceci d’autant plus que chez les Juifs, partager un repas était un signe d’inclusion et d’hospitalité et cela crée un lien entre ceux qui mangent ensemble. C’est le reproche qui est fait à Jésus. Et pourtant, même si Jésus a certes reçu des pécheurs et mangé avec eux, mais il n’a jamais minimisé le péché. Son approche envers les pécheurs est une offre de la miséricorde. Ceci étant, les paraboles sur le repentir sont conçues pour évoquer une nouvelle façon de comprendre la miséricorde de Dieu.

La parabole de la brebis égarée soulève des questions importantes. Serait-il sage, voire rentable, pour un berger de mettre 99 brebis en danger, en les laissant sans protection dans un champ, pour aller rechercher une brebis égarée ? Cette brebis pourrait bien avoir été tuée ou elle pourrait ne jamais être retrouvée. Et trouver cette seule brebis serait une telle occasion de joie qu’on voudrait célébrer par un festin avec tous ses amis ! Arrêtons-nous et réfléchissons aux dépenses liées à l’organisation d’un banquet. Le vrai sens n’est donc pas là. C’est une histoire qui veut nous dire autre chose. Les chefs religieux doivent comprendre que Dieu se réjouit lorsqu’un pécheur est accueilli dans la communauté. Les pharisiens et les scribes dans cet épisode sont un peu comme les 99 justes de la parabole de la brebis perdue qui n’ont pas besoin de repentance. Cependant, leur plainte selon laquelle les tricheurs et les escrocs sont les bienvenus à la table de Jésus ressemble beaucoup à celle du fils aîné à propos de la célébration des retrouvailles du fils prodigue.

Nous constatons que le cœur du père n’a jamais oublié le fils égaré. Ce n’est pas un hasard si le père a vu le fils venir de très loin. C’est qu’il l’attendait chaque jour. Le père a couru pour rencontrer le fils. Il n’a même pas permis au fils de terminer ses aveux.  C’est vraiment génial l’amour de ce père. Mais le frère aîné n’a pas compris qu’il était pécheur lui aussi et il n’a pas non plus compris que Dieu avait procuré le salut à tous les pécheurs qui se repentent vraiment. Ce texte nous oblige à nous demander si, en tant que communauté, nous accueillons les exclus de la société ou si nous leur envoyons, à l’instar des pharisiens, un message clair indiquant qu’ils ne sont pas les bienvenus. Si nous comprenons la justice de Dieu, nous accueillerons tout le monde comme ceux qui, comme nous, ne sont pas dignes de la faveur de Dieu et qui se réjouissent, comme nous, lorsqu’ils font l’expérience de sa bonté.

C’est dire que les trois paraboles de Jésus veulent simplement montrer la gratuité du pardon, la tendresse de Dieu, son amour inconditionnel et la joie lorsque l’espérance est comblée.

 

 

 


 

ÉVANGILE     Dimanche 1er Septembre 2019

« Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14, 1.7-14)

Alléluia. Alléluia.
Prenez sur vous mon joug, dit le Seigneur ;
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur.
Alléluia. (cf. Mt 11, 29ab)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour de sabbat,
Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens
pour y prendre son repas,
et ces derniers l’observaient.
Jésus dit une parabole aux invités
lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places,
et il leur dit :
« Quand quelqu’un t’invite à des noces,
ne va pas t’installer à la première place,
de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.
Alors, celui qui vous a invités, toi et lui,
viendra te dire : ‘Cède-lui ta place’ ;
et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.
Au contraire, quand tu es invité,
va te mettre à la dernière place.
Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira :
‘Mon ami, avance plus haut’,
et ce sera pour toi un honneur
aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
En effet, quiconque s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »

Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité :
« Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner,
n’invite pas tes amis, ni tes frères,
ni tes parents, ni de riches voisins ;
sinon, eux aussi te rendraient l’invitation
et ce serait pour toi un don en retour.
Au contraire, quand tu donnes une réception,
invite des pauvres, des estropiés,
des boiteux, des aveugles ;
heureux seras-tu,
parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour :
cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Homélie pour le 22e dimanche du T.O. Année C (1er Sept 2019)

-> Homélie pr le 22e dimanche du T.O C (1er Sept 2019)

 

Frères et Soeurs,

On peut penser que les problèmes sociaux évoqués dans l’extrait d’évangile sont des descriptions du premier siècle, et non des problèmes de nos églises d’aujourd’hui enracinées dans une société démocratique occidentale. Pourtant, les distinctions sociales sont beaucoup trop souvent présentes dans nos communautés chrétiennes, comme l’attestent facilement ceux qui ont moins de privilèges.

Oui, Jésus aimait les rassemblements autour des repas ; du moins, c’est ce que nous sommes amenés à supposer en lisant l’évangile de Luc.  Ce n’est pas surprenant que Jésus partage un repas avec certains des pharisiens. Quelques versets plus tôt, des pharisiens ont effectivement aidé Jésus en l’informant des plans d’Hérode pour le localiser (voir Lc 13:31). Cela suggère une relation plus neutre entre les pharisiens et Jésus dans l’évangile de Luc. Dans notre récit, Jésus participe à un banquet et raconte deux histoires. Elles mettent l’accent sur le choix des sièges et la liste des invités.

Notons que le classement social était monnaie courante dans la société gréco-romaine. En fait, les repas étaient des situations qui mettaient particulièrement en évidence les disparités entre individus.  Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser, a écrit Ben Sirac le Sage. Ben Sirac, qui tenait une école philosophique à Jérusalem, au 2e siècle avant notre ère, s’adresse à des jeunes issus de la nouvelle bourgeoisie. Ben Sirac, tout en tenant compte des avantages de la culture grecque, rappelle les atouts de la tradition religieuse d’Israël. Par des maximes de sagesse, il invite les jeunes à ne pas faire preuve d’orgueil qui ouvre la porte à toutes les injustices : le mépris du faible, l’exploitation du pauvre, l’exclusion du marginalisé et du blessé de la vie. Alors que ce conseil correspond au ton des remarques de Jésus dans Luc, Jésus va plus loin en mettant en garde contre la recherche des sièges les plus honorables.  L’humilité était très rarement considérée comme une vertu dans le discours moral gréco-romain. Pourtant, l’humilité doit marquer les disciples de Jésus.

Dans une culture de l’honneur et de la honte, éviter la honte est de la plus haute importance. La honte publique peut avoir des conséquences concrètes. Les pratiques de troc ou les propositions de mariage d’une famille peuvent être négativement affectées par une honte publique. C’est dire que les paroles de Jésus sont un défi au système d’honneur intégré à la culture de sa société. Car pour assurer sa place dans ce système, il convenait d’inviter des amis, la famille et les voisins riches. Des demandes réciproques s’ensuivraient, dans la mesure où la reconnaissance publique d’une personne honorable pourrait apporter ses propres récompenses. Mais Jésus remet en question ce type de système en imaginant à la place des hôtes qui choisissent de s’associer à des personnes pauvres, estropiées, boiteuses et aveugles. Le problème pour les hôtes, cependant, comme Jésus l’a explicitement reconnu, est qu’aucun honneur ne sera rendu en retour. C’est plutôt un investissement dans l’avenir. L’enseignement porte sur la manière dont nous traitons les autres, en particulier ceux et celles qui sont incapables de nous rendre la pareille. Ce genre de renversement des attentes et du statut est thématique chez Luc.

Frères et Soeurs, Jésus ne nous donne pas une leçon de morale, ni une leçon de bonne conduite et encore moins une leçon de saines relations humaines, non. L’évangile n’est pas d’abord un livre de sagesse et de bien-vivre. Mais l’évangile est plutôt une Bonne Nouvelle.  L’enjeu, ce n’est pas une place à la table, mais bien notre existence humaine tout entière, c’est à dire la place que prennent Dieu, nos sœurs, et nos frères dans notre vie.

Nous sommes-nous déjà posés la question de savoir ce que serait notre société, notre monde, si nous invitions les marginalisés, les pauvres, les immigrés de toutes nations à prendre leur place dans nos communautés ?

 

Vous trouverez dans ce document les horaires des messes de Pâques à la Toussaint 2019, pour les paroisses d’Hornoy-Beaucamps et de Poix-de-Picardie.

Cliquez sur le lien :

CalendrierPaquesAtoussaint2019

CalendrierToussaint2019APaques2020

Calendrier Messes des Familles 2019-2020

Et pour voir toutes les célébrations à venir :

Horaires Messes Info Paroisse Liomer

 

Calendriers précédents :

De la Toussaint 2018 à Pâques 2019 :  Calendrier2018_2019_251218

 

Retrouvez les informations de la semaine dans la paroisse Saint-Pierre Saint-Paul de Liomer :

Annonces du 30 novembre au 15 décembre 2019 :  Annonces30novAu15dec2019Flyer800ansCathedrale

Annonces du 23 novembre au 1er décembre 2019 :  Annonces23novAu1dec2019  +  Flyer800ansCathedrale

Annonces du 16 au 24 novembre 2019 :  Annonces16au24nov2019  Flyer800ansCathedrale

Annonces du 9 au 17 novembre 2019 :  Annonces9au17nov2019  +  Flyer800ansCathedrale

Annonces du 31 octobre au 10 novembre 2019 :  Annonces31octAu10nov2019

Annonces du 19 au 27 octobre 2019 :  Annonces19au27octobre2019ok

Annonces du 12 au 20 octobre 2019 :  Annonces12au20octobre2019

Annonces du 5 au 13 octobre 2019 :  Annonces5au13octobre2019

Annonces du 28 septembre au 8 octobre 2019 :   Annonces28septAu8oct2019

Annonces du 21 septembre au 6 octobre 2019 :  Annonces21septAu6oct2019

Annonces du 14 au 22 septembre 2019 :  Annonces14au22septembre2019

Annonces du 1er au 15 septembre 2019 : Annonces1au15sept2019_FlyerDepartAccueil

Annonces du 24 août au 1er septembre 2019 : Annonces24aoutAu1sept2019_FlyerDepartAccueil

Pour le repas partagé du 25 août, les paroissiens apporteront une viande, un plat, une salade ou un dessert de leur choix  🍗 🥗 🥮 🍕🍡

Pour le repas partagé du 1er septembre, la paroisse se chargera de la viande et du barbecue, les paroissiens apporteront des salades et desserts 😉 🥙 🥗 🍭🍕 🥮 🍰 🍡

Annonces du 17 au 25 août 2019 :  Annonces17au25aout2019_FlyerDepartAccueilNeuvaine

Annonces du 3 au 11 août 2019 :  Annonces3au11aout2019_FlyerDepartAccueilNeuvaine

Annonces du 27 juillet au 5 août 2019 :  Annonces27juilletAu5aout2019_FlyerDepartAccueilNeuvaine

Annonces du 20 au 28 juillet 2019 :  Annonces20au28juillet2019_FlyerDepartAccueilNeuvaine

Annonces du 13 au 22 juillet 2019 :  Annonces13au22juillet2019

Annonces du 7 au 14 juillet 2019 :  Annonces7au14juillet2019

Annonces du 29 juin au 7 juillet 2019 :  Annonces29juinAu7juillet2019

Annonces du 22 au 30 juin 2019 :  Annonces22au30juin2019

Annonces du 15 au 23 juin 2019 :  Annonces15au23juin2019

Annonces du 8 au 16 juin 2019 :  Annonces8au16juin2019

Annonces du 1er au 9 juin 2019 :  Annonces1au9juin2019+neuvaine

Annonces du 25 mai au 2 juin 2019 :  Annonces25maiAu2juin2019

Annonces du 18 au 26 mai 2019 : Annonces18au26mai2019

Annonces du 11 au 19 mai 2019 : Annonces11au19mai2019

Annonces du 4 au 12 mai 2019 : Annonces4au12mai2019

Annonces du 28 avril au 5 mai 2019 : Annonces28avrilAu5mai2019

Annonces du 20 au 28 avril 2019 : Annonces20au28avril2019

Annonces du 13 au 22 avril 2019 : Annonces13au22avril2019    Suite_page2

Annonces du 6 au 15 avril 2019 :  Annonces6au15avril2019

Annonces du 30 mars au 7 avril 2019 : Annonces30marsAu7avril2019

Annonces du 23 au 31 mars 2019 :   Annonces23au31mars2019

Annonces du 16 au 24 mars 2019 :   Annonces16au24mars2019

Annonces du 9 au 17 mars 2019 : Annonces9au17mars2019

Annonces du 2 au 10 mars 2019 :  Annonces2au10mars2019

Annonces du 23 février au 3 mars 2019 :   Annonces23fevAu3mars2019

Annonces du 16 au 24 février 2019 :   Annonces16au24fev2019

Annonces du 9 au 17 février 2019 : Annonces9au17fev2019

Annonces du 3 au 10 février 2019 :  Annonces3au10fev2019

Annonces du 26 janvier au 3 février 2019 : Annonces26janvAu3fev19

Annonces du 19 au 27 janvier 2019 :      Annonces19au27janv2019

Annonces du 12 au 20 janvier 2019 :     Annonces12au20janv2019

Annonces du 5 au 13 janvier 2019 : Annonces5au13janv2019

Annonces du 24 décembre 2018 au 6 janvier 2019 : Annonces24decAu6janv2019

Annonces du 15 au 27 décembre 2018 : Annonces15au27dec2018

HORAIRES du KT pour 2019-2020 :

    Horaires KT 2019-2020 à télécharger

    Calendrier Messes des Familles 2019-2020

Les différents niveaux de KT ont été rebaptisés pour permettre l’acquisition des apprentissages de base à tous les nouveaux élèves, et des passerelles sont possibles entre chaque niveau en fonction de la progression individuelle de chacun :
– le CE2 devient « Découverte » : tous les nouveaux élèves suivront ce niveau de KT, quelle que soit la classe dans laquelle ils sont scolarisés.
– le CM1 devient « Eucharistie » : c’est l’année de préparation à la 1ère Communion.
– le CM2 devient « Parole »cette année est consacrée à l’étude de la Parole de Dieu, l’Evangile, et à sa mise en pratique au quotidien.
– la 6ème devient « Partage » : les enfants se préparent progressivement, sur 2 ans, à la Profession de Foi ; ils apprennent à échanger au sujet de leur Foi et à la partager.
– la 5ème devient « Credo » : c’est la deuxième et dernière année de préparation à la Profession de Foi, couronnement de leur parcours de jeune croyant et début de la nouvelle étape vers la Confirmation (3 ans plus tard, vers 16 ans, pour les enfants au cursus « classique »).
Les référentes du KT sont désormais :
 Geneviève Daire (coordinatrice générale et KT ados) – Tél : 06 25 39 48 82
  Cécile Ribeaucourt (KT primaires) – Tél : 06 82 48 48 47
Pour ceux qui souhaitent se préparer aux sacrements (Baptême, 1ère Communion, Confirmation), une formation « Catéchuménat » est accessible à tout âge. Contact : Françoise Devienne – Tél : 03 22 90 74 05
Et pour la préparation à la Confirmation des ados et le KT adultes, un groupe est en création. Contact : Marie-Christine Cozette – Tél : 03 22 90 65 48
Enfin, pour les plus jeunes, de 3 à 7 ans, l’Eveil à la Foi fera bientôt son retour, avec des jeux, des histoires et des chansons autour de la Bible : un vrai bonheur pour les petits ! Et c’est gratuit. – Contact : Sarah Prévot – Tél : 06 10 08 73 13.
N’hésitez pas à nous écrire ou nous appeler pour toute information :

kt.hornoybeaucamps@gmail.com

 

Nous vous souhaitons à tous une bonne rentrée et une belle année pastorale, joyeuse et épanouissante !
                                       L’équipe des catéchistes

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KT 2019-2020 : les inscriptions sont ouvertes ! Réunion d’information Lundi 23 septembre à 20h30 au Foyer de Beaucamps

Inscriptions au catéchisme CE2
et réinscriptions
Paroisse Hornoy-Beaucamps

Enfants du CE2 à la 5ème

Vendredi 20 septembre de 19h00 à 20h30
Au foyer d’Hornoy le Bourg

4 rue de l’Église – 80640 HORNOY-LE-BOURG

Ou Lundi 23 septembre de 19h00 à 20h30
Au foyer de Beaucamps le Vieux

rue Jean Gilles – 80430 BEAUCAMPS-LE-VIEUX

Pour tout renseignement, contacter :

kt.hornoybeaucamps@gmail.com

Eveil à la Foi (de 3 à 7 ans) : Sarah PREVOT 06 10 08 73 13
KT primaires (de 8 à 11 ans) : Cécile RIBEAUCOURT 06 82 48 48 47 – cecile.ribeaucourt@gmail.com
KT ados : Geneviève DAIRE 06 25 39 48 82
Catéchuménat (adultes en demande de sacrements) : Françoise DEVIENNE 03 22 90 74 05
KT entre adultes : Marie-Christine COZETTE 03 22 90 65 48

Vous pouvez télécharger et imprimer la fiche d’inscription ici :

👉 FicheInscription2019

La réunion d’information est fixée le Lundi 23 Septembre à 20h30 au Foyer paroissial de Beaucamps-le-Vieux, rue Jean Gilles (derrière l’église).

                                            💒

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Horaires de KT 2018-2019 de la paroisse Hornoy-Beaucamps :

• Eveil à la foi pour les enfants de 3 à 7 ans Beaucamps-le-Vieux un mercredi par mois de 14h30 à 16h – Contact : Sarah au 06.10.08.73.13

Eveil à la foi pour les enfants de 3 à 7 ans Hornoy-le-Bourg un mercredi par mois de 16h30 à 18h – Contact : Aude au 06.99.40.28.12

• CE2 Beaucamps-le-Vieux : chaque mardi de 17h30 à 18h30 en période scolaire – Contact : Hélène au 06.31.83.75.59

• CE2 Hornoy-le-Bourg : chaque vendredi de 16h à 17h en période scolaire – Contact : Hélène au 06.31.83.75.59

• CM1 Beaucamps-le-Vieux : chaque mardi de 17h30 à 18h30 en période scolaire – Contact : Hélène au 06.31.83.75.59

CM1 Hornoy-le-Bourg : chaque mardi de 16h à 17h en période scolaire – Contact : Hélène au 06.31.83.75.59

• CM2 Beaucamps-le-Vieux : chaque jeudi de 17h30 à 18h30 en période scolaire – Contact : Hélène au 06.31.83.75.59

CM2 Hornoy-le-Bourg : chaque mardi de 16h à 17h en période scolaire – Contact : Hélène au 06.31.83.75.59

6ème (à Beaucamps-le-Vieux) : un mardi par mois de 17h30 à 18h45 aux dates suivantes : 18 septembre, 9 octobre, 7 novembre, 4 décembre 2018, 8 janvier, 5 février, 5 mars, 2 avril, 7 mai, 11 juin, 2 juillet 2019 – Contact : Hélène au 06.31.83.75.59

• 5ème (à Beaucamps-le-Vieux)un mardi par mois de 17h30 à 18h45 – Contact : Père Samuel au 06.21.82.99.01

Arguël, Aumont, Beaucamps-le-Jeune, Beaucamps-le-Vieux, Belloy-Saint-Léonard, Bézencourt, Boisrault, Brocourt, Dromesnil, Etréjust, Gouy-l’Hôpital, Guibermesnil, Hallivillers, Hornoy-le-Bourg, Inval-Boiron, Laboissière-Saint-Martin, Lafresguimont-Saint-Martin, Le Mazis, Le Quesne, Lincheux, Liomer, Méricourt-en-Vimeu, Montmarquet, Neuville-Coppegueule, Offignies, Orival, Saint-Aubin-Rivière, Selincourt, Thieulloy-l’Abbaye, Tronchoy, Villers-Campsart, Vraignes-lès-Hornoy.

Retrouvez tous les horaires des célébrations sur www.messes.info

Retrouvez tous les horaires des célébrations sur www.messes.info

ADRESSE

A noter : l’église d’Hornoy-le-Bourg rénovée a rouvert ses portes le 25 Mai 2019 ! L’inauguration des travaux a été célébrée le 15 Juin, et fêtée autour d’un barbecue sous la Halle ⛪️ 💒

Curé :

P. Daleb M’PASSY

8, rue James Vacandard
80430 Beaucamps-le-Vieux

Tél : 03.22.41.67.86
daleb_mpassi2@yahoo.fr

Équipe de Conduite Pastorale :

M. Bruno DANZEL d’AUMONT
pour la charge de coordinateur

Mme Bernadette BOULONGNE
pour la charge de la vie matérielle et économique

Mme Marie-Christine COZETTE
pour la charge de l’annonce de la Bonne Nouvelle

Mme Aline MULOT 
pour la charge de célébrer le Christ mort et ressuscité

Mme Hélène MICHEL
pour la charge de servir à la manière du Christ, dans la charité

CONTACTS

2, rue Charles Dufour
80640 Hornoy-le-Bourg
03.22.90.60.09
E-mail : maisonparoissiale.hornoy@orange.fr