!function(f,b,e,v,n,t,s) {if(f.fbq)return;n=f.fbq=function(){n.callMethod? n.callMethod.apply(n,arguments):n.queue.push(arguments)}; if(!f._fbq)f._fbq=n;n.push=n;n.loaded=!0;n.version='2.0'; n.queue=[];t=b.createElement(e);t.async=!0; t.src=v;s=b.getElementsByTagName(e)[0]; s.parentNode.insertBefore(t,s)}(window, document,'script', 'https://connect.facebook.net/en_US/fbevents.js'); fbq('init', '2059990530711387'); fbq('track', 'PageView');

Lettre Info Solidarité #10

Marie-Hélène, à Camon, a joué le lapin de Pâques en allant déposer des œufs en chocolat à l’entrée des jardins de sa rue. Paul un de ses voisins a marché sur l’un de ces œufs en rentrant de son footing. Il a mis une pancarte dans son jardin invitant le « lapin de Pâques » à se faire connaître. Et rendez- vous est pris pour un apéro entre voisins « un de ces jours »… dès que ce sera possible.

Brigitte à Mers a parcouru les coursives de son immeuble pour déposer, elle aussi, des œufs de Pâques à ses voisins.

Le 1° mai à Nesle,  Pierre a porté un bouquet de muguet à ses voisins qui n’ont pas la chance d’avoir un jardin et dans le diocèse ce sont plus de 1500 brins de muguet qui ont été offerts, à l’initiative de la pastorale de la santé dans les hôpitaux, cliniques et EPHAD.

Valérie à Abbeville, professeure des écoles, a été contactée par la fondation des Apprentis d’Auteuil pour prendre en charge au niveau scolaire un groupe de six jeunes mineurs migrants. Comme enseigner est sa passion elle a accepté de relever le défi.  Depuis 3 semaines elle les rencontre deux fois par semaine  pour les aider à progresser dans l’apprentissage du français et des maths. Depuis une semaine elle a retrouvé aussi ses élèves en enseignement spécialisé. Quelques-uns sont en classe et les autres encore à la maison.  Ceux qui sont en classe découvrent une notion et ce sont eux qui l’expliquent à ceux qui sont à la maison via la vidéo. Quand Valérie vient donner un petit coup de main dans les explications, très vite ce sont eux qui reprennent le contrôle de la leçon pour montrer qu’ils ont bien compris.

Dans la lettre info solidarité n°5 nous avions mis la photo « Vu sur la porte d’une Eglise ». La proposition c’était à la fois d’apporter des denrées non périssables dans l’église et aussi de signaler des familles ou personnes du quartier en difficulté. Il y a eu à ce jour quatre distributions de nourriture et des personnes en ont signalé d’autres en difficulté. Ce sont 19 personnes dont 8 enfants qui ont bénéficié de cette aide alimentaire d’urgence.

Du Bout des Crocs  à Tincourt Boucly et de Bouquemaison à Lawarde Mauger-l’Hortoy  tous nous avons pris des nouvelles, par téléphone, de nos proches et de personnes isolées et en fragilité tissant un réseau d’amitié invisible. Beaucoup d’entre nous ont fait des courses pour leurs voisins et cuisiné pour le personnel soignant. Les machines à coudre ont repris du service et des draps et tissus remisés dans nos placards ont repris des couleurs pour confectionner masques, sur blouse et autres. Tous nous avons expérimenté des choses pour la première fois, nous avons transmis à d’autres ce que nous savions faire et nous avons découvert le pouvoir de créativité de la charité. Alors ne l’oublions pas, nous en sommes tous capables. Les temps qui viennent vont nous inviter à continuer à être créatifs pour le service de nos frères.

Rencontre avec Fabrice qui répond à nos questions:

Pouvez-vous décrire ce que vous avez-ressenti pendant ce temps de confinement?Quel est l’objet qui vous a été le plus utile; qui vous a accompagné pendant toute cette période (et pourquoi) ?
Qu’avez-vous découvert pendant ce confinement et qu’aimeriez-vous continuer à mettre en oeuvre ?

Ça a été un peu chiant d’être enfermé dans un deux pièces. J’ai eu du mal avec mes voisins qui faisaient beaucoup de bruit jusqu’à pas d’heures. Je trouve que les gens n’ont pas beaucoup de respect les uns pour les autres et pour eux-mêmes. Par exemple, je vois beaucoup de masques qui sont jetés par terre.

 

J’attends un dossier important qui n’est jamais revenu. J’ai du mal avec internet et donc c’est difficile pour moi de faire les démarches à distance.

 

Ce qui m’a accompagné pendant tout le confinement c’est moi-même… Il a fallu faire avec, prendre sur moi, prendre conscience des différences.  J’ai passé beaucoup de temps à réfléchir.

 

J’ai beaucoup marché, je ne me suis pas laissé aller… J’ai aimé entendre les oiseaux, aller cette semaine dans les bois pour marcher, retrouver la sensation de la liberté.

 

  Fabrice.

Pour que chacun (et pas seulement les plus engagés) puissent relire l’expérience du confinement, pour refaire l’unité de la communauté nous vous proposons un outil simple emprunté à la diaconie du Var.

Chacun (petits et grands, seul ou en famille, en groupe de caté, en ECP, par clocher….)  peut être invité à remplir cette feuille. Vous les collectez et vous les affichez dans l’église ou dans un lieu de passage de votre choix.