Dimanche 2 février: Préparons la Chandeleur!

Dimanche 2 février, c’est la chandeleur. Nous mangerons des crêpes…  Mais pas seulement! Nous célébrons la fête de la présentation de Jésus au Temple et la vie consacrée. Petit tour d’horizon sur ces deux rendez-vous et leurs traditions.

 Au cœur de l’hiver …

La Chandeleur, c’est le nom commun de la fête de la Présentation de Jésus au Temple. Il nous faut alors suivre Marie et Joseph jusqu’au temple. Eux suivent le chemin de la foi de leur peuple.

Quarante jours (le temps des choses de Dieu) après la naissance de Jésus, ils accomplissent le rite de la « purification » dit-on (Lévitique 12, 2-4). Dans ce geste de croyants, ils reconnaissent que la vie de l’enfant qui leur a été donné porte la marque de Dieu, que Dieu est premier et que cela a besoin d’être affirmé dans des gestes, éventuellement des paroles.

Et cela est tellement vrai que là dans le temple, leur geste les conduit à remettre l’enfant dans les bras de Syméon, un homme juste, accordé au regard et au coeur de Dieu. Cette rencontre le bouleverse lui, l’homme qui guette de tout son être le Seigneur. Et sa prière en cet instant dit tout : il peut désormais aller en paix, ses yeux ont vu le salut de Dieu, lumière « pour les nations », pour tous.

Passer à la lumière…

Finalement, la Chandeleur m’invite : à m’arrêter un instant, comme on le fait dans une marche longue, pour reprendre le cap. M’arrêter pour regarder et contempler le visage du Christ, lumière des nations. A revenir à sa Parole, au temps de l’écoute, à celui de la contemplation. Et c’est un temps sans prix, inestimable dans ma vie : je suis à l’essentiel.

Cela m’amène aussi à vérifier comment je suis solidaire des gestes de la foi de mon peuple, comment je m’en nourris. De la façon la plus simple, ce sont les sacrements, la Parole de Dieu, mais aussi l’oreille attentive que je prête à ceux gens qui, comme Syméon, révèlent l’inouï au coeur de l’ordinaire que nous vivons. Et ce sont aussi les gestes de fraternité que depuis toujours dans la foi on a appelé charité, car c’est le coeur qui est engagé, c’est l’être tout entier.

 

Toutes les formes de vie consacrée sont si variées dans l’Eglise qu’on a peine à s’y retrouver ! Voici un tour d’horizon que nous donne le pape Jean-Paul II : repères pour mieux nous réjouir de la variété des dons de l’Esprit-Saint dans notre Eglise.

pape-françois-prière

La vie consacrée est rencontre vivante avec le Seigneur dans son peuple, c’est un appel à l’obéissance fidèle de chaque jour et aux surprises inédites de l’Esprit, c’est la vision de ce qu’il sied d’embrasser pour avoir la joie : Jésus.

Pape François

Après la naissance de Jésus, ses parents partent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur. Selon la coutume, ils doivent offrir au Seigneur un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

Ce jour-là, poussé par l’Esprit Saint, Syméon un homme juste et religieux, vient au temple et voit entrer Joseph et Marie avec l’enfant Jésus. Syméon prend l’enfant dans ses bras, et bénit Dieu en disant :

« Maintenant, Seigneur, tu peux me laisser m’en aller dans la paix. Moi qui suis ton serviteur. Car mes yeux ont vu Celui qui vient nous sauver : Il est la lumière pour éclairer toutes les nations, et il est la gloire d’Israël, ton peuple. »

Joseph et Marie s’étonnaient de tout ce qu’on disait de Jésus.

Évangile selon saint Luc, chapitre 2,versets 22 à 32

Si nous faisons des crêpes pour cette chandeleur, arrêt sur image sur la plus belle. Péché de gourmandise ? Non. Regard éperdu sur cette gourmandise qui a la forme et presque la couleur d’un soleil. Si l’on goûte de ce soleil ce jour-là, c’est que l’on a envie aussi de goûter au soleil ou à la présence de Dieu.

Arrêt sur image alors sur le soleil dont je vis, sur la lumière qui éclaire ma vie : celle dont je vis, celle que je ne cesse de rechercher et qu’éventuellement je partage. Chandeleur : c’est l’ensemble de ma vie qui cherche à se laisser aimanter par le Christ vivant.

Ma recette de crêpes