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Passion selon MARC

La Passion selon Marc (chapitre 14.17 à 15.47).

 

Lorsque Marc, aux alentours des années 70, écrit le drame de la Passion de Jésus, il le raconte en 8 tableaux de 3 heures chacun. C’est à cette lecture que nous vous invitons (Bible en main peut-être).

 

1.         Le récit débute par la mention « le soir venu » (14,17) qui correspond, dans ce monde sans électricité, au coucher du soleil vers 18 heures. La durée du repas de la Pâque était de 3 heures environ et se terminait par le chant d’un hymne. « Après avoir chanté les psaumes, ils sortirent pour aller au mont des Oliviers »(14,26).

2.         Vers 21 heures, Jésus et son groupe de disciples se rendent au jardin de Gethsémani. Ses plus proches (Pierre, Jacques et Jean) ne parviennent pas à rester éveillés (insouciance, non conscience du danger ?). A deux reprises Jésus, « Il commença à ressentir frayeurs et  angoisse » (14,33),  vient les voir et les trouve endormis, malgré l’invitation de veiller avec lui. La 3° fois, Jésus leur dit : « continuez à dormir et reposez-vous. L’heure est venue… »(14,41).

3.         Vient l’acte de trahison, l’acte le plus sombre de l’histoire humaine qui ne pouvait se passer qu’au moment le plus obscur de la nuit. Minuit sans doute. Trahison de Judas, mais aussi fuite de tous ses disciples : « Et tous l’abandonnèrent et prirent  la fuite » (14,50). Jésus se retrouve seul à faire face à son procès final. Il est emmené devant le Grand Prêtre de service. Comparution immédiate, témoignages, aveu de Jésus lui-même, condamnation pour blasphème !

4.         De 3 heures à 6 heures du matin (période appelée « chant du coq » chez les juifs – cf. JS Spong)), et en attente de la comparution devant Pilate, seul à pouvoir prononcer une sentence en qualité de force d’occupation, Jésus est laissé en « garde à vue », livré aux soldats et autre personnel des chefs religieux. C’est aussi le temps du triple reniement de Pierre venu sans doute aux nouvelles. « »Il sortit précipitamment… » (14,72).

5.         « Dès le matin.. » (15,1), en d’autres termes, à l’aube d’un nouveau jour, à 6 heures du matin, Jésus est conduit devant Pilate, préfet romain de la province de Judée. C’est la partie romaine du procès : une sorte de marchandage avec un appel à la clémence de la part de Pilate qui, à l’évidence, cherchait une issue pacifique, peu persuadé de la culpabilité de Jésus. « Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les Grands Prêtres l’avaient livré » (15,10). Aucun de ses proches n’est présent pour le défendre. Rien n’y fait et la mort de Jésus devient inévitable. S’ensuit le chemin jusqu’à la croix (flagellation, couronne d’épines, vêtement pourpre, coups, sarcasmes, sortie vers le Golgotha).

6.         « Il était 9 heures quand ils le crucifièrent  (15,25). Peu de détails sur la crucifixion elle-même. Jésus est crucifié avec deux autres bandits, comparses silencieux chez Marc. Les passants l’insultent et les chefs religieux se moquent de lui. Jésus meurt seul avec quelques femmes qui le regardaient « à distance » (15,40).

7.         « A midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu’à 3 heures » (15,33).            A 3 heures, c’est la fin. Après un terrible cri d’angoisse (« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (15,34)), Jésus expire. Alors, c’est le voile du Temple qui séparait le Saint des Saints du lieu où se tenaient les priants qui se déchire, et c’est un centurion romain (un étranger – indésirable – pour tout dire) qui proclame « vraiment cet homme était Fils de Dieu » (15,39) !

8.         Pour le dernier acte, c’est de nouveau le soir qui vient. Il est donc entre 15 heures et 18 heures. C’est la descente de croix et la mise au tombeau du corps enroulé dans un linceul. Seules deux femmes sont présentes qui regardent « où on l’avait déposé » (15,47).Cela nous amène à 18 heures, un vendredi soir, « c’est-à-dire, une veille de sabbat » (15,42), quand toute activité s’arrête.

 

Cette longue narration est la première description dramatique de la mort de Jésus. Elle comprend autant de temps forts que de séquences (repas, attente angoissée, trahison, condamnation, reniement, sentence de mort, crucifixion, mort de Jésus et ensevelissement). Pour lire et méditer.

 

Daniel Caron

 

 

 

2 photos prises par D. Caron

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