Nouvelle traduction du Missel romain

Une nouvelle traduction du Missel romain doit entrer en vigueur le 28 novembre. Voici les changements :

Cette nouvelle traduction invite à « vivre la messe de manière renouvelée, peut-être avec un peu plus d’intensité et d’attention ».

En plus de la révision d’un certain nombre de prières, préfaces et dialogues rituels, une plus grande place est donnée au silence et à la gestuelle. Autre évolution, les adresses sont désormais inclusives : « frères et sœurs » au lieu de « frères » Vous trouverez ici en MAJUSCULES les ajouts ou les modifications.

1/Au début de la célébration, le prêtre accueille les fidèles en leur souhaitant la présence du Ressuscité, en utilisant le mot « Christ » : La grâce de Jésus, LE CHRIST, notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père, et la communion de l’Esprit Saint soient toujours avec vous. (cf 2 Co 13,13)

2/Le rite pénitentiel démarre avec la mention « Frères et sœurs ». « Nous avons péché » remplace « nous sommes pécheurs ».

FRÈRES ET SŒURS, préparons-nous A CELEBRER LE MYSTÈRE DE L’EUCHARISTIE, en reconnaissant que NOUS AVONS PÉCHÉ.

Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant VOUS, FRÈRES ET SŒURS, que j’ai péché en pensée, en parole, par action et par omission. Oui, j’ai vraiment péché. C’est pourquoi je supplie la BIENHEUREUSE Vierge Marie, les anges et tous les saints, et vous aussi, FRÈRES ET SŒURS, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

3/Dans le Gloire à Dieu, le pluriel est privilégié :

Toi qui enlèves LES PÉCHÉS du monde, prends pitié de nous ;

Toi qui enlèves LES PÉCHÉS du monde, reçois notre prière.

4/Dans le symbole de Nicée-Constantinople, le terme « consubstantiel » remplace « de même nature » :

Engendré non pas créé, CONSUBSTANTIEL AU PÈRE

5/Liturgie eucharistique

Le renouvellement des formules de la préparation des dons et de la prière sur les offrandes manifeste que Dieu est à la source de ce que nous lui offrons sous la forme du pain et du vin.

Préparation des dons

Tu es béni, SEIGNEUR, Dieu de l’univers : NOUS AVONS REÇU DE TA BONTÉ LE PAIN QUE NOUS TE PRÉSENTONS, fruit de la terre et du travail des hommes ; il deviendra POUR NOUS le pain de la vie. Tu es béni, SEIGNEUR, Dieu de l’univers : NOUS AVONS REÇU DE TA BONTÉ LE VIN QUE NOUS TE PRÉSENTONS, fruit de la vigne et du travail des hommes ; il deviendra POUR NOUS le vin du Royaume éternel.

Nouvelle introduction à la prière sur les offrandes

PRIEZ, FRÈRES ET SŒURS : QUE MON SACRIFICE, QUI EST AUSSI LE VÔTRE, SOIT AGRÉABLE Å DIEU LE PÈRE TOUT PUISSANT.

QUE LE SEIGNEUR REÇOIVE DE VOS MAINS CE SACRIFICE Å LA LOUANGE ET Å LA GLOIRE DE SON NOM, POUR NOTRE BIEN ET CELUI DE TOUTE L’ÉGLISE.

Anamnèse

Il est grand, le mystère de la foi : Nous ANNONÇONS ta mort, Seigneur Jésus, nous PROCLAMONS ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire.

ACCLAMONS LE MYSTÈRE DE LA FOI : Quand nous mangeons ce pain et buvons à cette coupe, nous annonçons ta mort, Seigneur ressuscité, et nous attendons que tu viennes.

QU’IL SOIT LOUÉ, le mystère de la foi : SAUVEUR DU MONDE, SAUVE-NOUS ! PAR TA CROIX ET TA RÉSURRECTION, TU NOUS AS LIBÉRÉS.

6/ Agneau de Dieu qui enlèves LES PÉCHÉS du monde, prends pitié de nous.

Voici l’Agneau de Dieu, VOICI CELUI qui enlève LES PÉCHES du monde.

HEUREUX LES INVITÉS AU REPAS DES NOCES DE L’AGNEAU !

7/Jusqu’à présent, le prêtre (ou le diacre) renvoyait les fidèles en disant :

« Allez dans la paix du Christ ». Trois autres formules sont possibles :

ALLEZ PORTER L’ÉVANGILE DU SEIGNEUR.

ALLEZ EN PAIX, GLORIFIEZ LE SEIGNEUR PAR VOTRE VIE.

ALLEZ EN PAIX.

8/ La place du silence « Le silence sacré fait partie de la célébration ». « Pendant l’acte pénitentiel et après l’invitation à prier, chacun se recueille ; après une lecture ou l’homélie, on médite brièvement ce qu’on a entendu ; après la communion, le silence permet la louange et la prière intérieure » ; aussi après le Gloire à Dieu.

9/ La prière liturgique est une prière chantée. Elle accorde une certaine place au latin dans le Gloria, le Credo ou le Pater Noster.

 10/Lors de l’évocation du mystère de l’incarnation dans le Je crois en Dieu : dans le symbole des Apôtres, il est demandé de s’incliner depuis « Et en Jésus Christ, son fils unique, notre Seigneur » jusqu’à « né de la Vierge Marie ».

Dans le symbole de Nicée-Constantinople, on s’incline pendant la phrase :

« Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme ».