Appelés à vivre la vie d’enfants de Dieu

DIM2014_5176_bDef-38

Annoncée le 29 novembre 2013 par le pape François, une année est dédiée à la vie consacrée, du 29 novembre 2014 au 2 février 2015. L’occasion pour nous de rendre grâce pour les prêtres, religieux et religieuses de notre diocèse, mais aussi d’entendre la réalité du service diocésain pour les vocations.

A vue humaine, le service diocésain des Vocations est un petit service, avec de petits moyens. Nous sommes une petite équipe, jugez en vous-mêmes : quatre membres ! Mais, la réalité est tout autre, en fait chaque chrétien du diocèse est membre de droit et de fait du service. Je m’explique : appelés, nous le sommes tous depuis le jour de notre baptême ou de notre entrée en catéchuménat, appelés à vivre la vie d’enfant de Dieu, c’est notre Vocation première et la plus grande. Cependant, elle se décline dans les appels particuliers du Christ et de son Eglise.

Pour que l’Eglise vive et que le Christ soit annoncé et offert à toute l’humanité, il nous faudra toujours des religieuses et religieux, des laïcs consacrés, et des prêtres. Comprenez-moi bien, je ne pense pas que le mariage soit une vocation moindre, et certainement pas commune, et encore moins qu’il y ait une hiérarchie des Vocations. Il nous faut au contraire toujours garder à l’esprit l’image qu’emploie Saint Paul dans la première épître aux Corinthiens (1CO12,12-30), celle de l’Eglise comme un corps où chaque membre est précieux et nécessaire, et dans lequel chacun a pour Vocation
supérieure d’aimer (1CO13,1). Quelques-uns toutefois répondront d’une manière particulière à cet appel pour le bien du Corps entier, comme serviteurs du Christ et de leurs frères et sœurs. Leur vie sera alors consacrée à cette mission.
En effet il n’y a pas de Vocation sans Mission, et elle est, elle aussi, unique : annoncer le Fils du Dieu Vivant, le Christ ressuscité, pour que tout homme soit sauvé.

Ils ou elles seront consacrés au Christ et en Christ par l’Eglise qui invoque sur eux le don du Saint Esprit. C’est toute l’Eglise qui appelle et qui consacre par les mains de son évêque un prêtre ou un diacre, c’est toute l’Eglise qui par la voix d’un Père Abbé ou d’une Supérieure accueille un nouveau ou une nouvelle disciple du Christ dans une communauté religieuse ou une famille spirituelle. Ainsi ils se mettent alors au service de tous, selon les besoins d’un diocèse ou le charisme original d’une congrégation religieuse ou d’un institut séculier. Il ne s’agit pas d’une élite composée d’hommes et de femmes exceptionnels, d’élus supérieurs au commun des mortels. Dans leur histoire, ils font tous, et ferons encore l’expérience de la miséricorde de Dieu, de son pardon généreux et c’est ainsi qu’ils en sont les joyeux témoins.

OSONS-NOUS L’APPEL ?

Reste qu’il n’y a pas de « génération spontanée » des Vocations, elles ont besoin d’un « terreau », celui de nos paroisses et de nos mouvements, et de beaucoup de soins ! Nous sommes tous concernés par cette question des Vocations, osons nous l’appel ? Un de vos enfants, ou de vos petits pourrait- il donner sa vie pour l’Evangile
? Seriez-vous prêts à laisser libre cours à cet appel, à l’encourager ? Sommes-nous convaincus que Dieu peut faire le bonheur de toute une existence, qu’il est possible de tout Lui remettre ?
J’aimerais que ces questions vous bousculent un peu, ou plutôt qu’elles vous dérangent, et qu’elles nous mobilisent tous ! Parce que, voyez-vous, je rêve que nous prenions conscience que l’appel est de la responsabilité de tous. Finalement, nous sommes le plus grand service diocésain et sûrement le plus nécessaire, puisque nous en faisons tous partie. J’en suis convaincu et vous ?

QUEL EST LE TRAVAIL DU SERVICE DIOCÉSAIN DES VOCATIONS ?

– être attentif à l’appel de l’Esprit Saint dans toutes les générations (depuis deux ans nous proposons des temps forts aux enfants sur les Vocations, et cette année une journée pour les collégiens) ; – accompagner les adultes et les jeunes qui demandent à l’Eglise de discerner la nature de l’appel qu’ils ressentent ; – inviter toute l’Eglise diocésaine à porter par sa prière les jeunes dans leur recherche et à risquer l’appel au souffle de l’Esprit (tout particulièrement en préparant la journée mondiale de prière pour les vocations mais aussi par des rencontres dans vos paroisses sous la forme de soirées ou de temps forts intergénérationnels).

SOEUR MICHÈLE – COMMUNAUTÉ STE FAMILLE À AMIENS

« Je suis la pour servir » MC 10, 45 « Je trouve la joie dans cette fidélité, dans l’amour qu’il nous donne et que je partage à tous ceux que je rencontre. Je suis la soeur de tous à travers les gestes
du quotidien. » Soeur Michèle est cuisinière pour la communauté de la Ste Famille à Amiens, après avoir été au service restauration des jeunes du lycée.

FRÈRE SILOUANE FRÈRE À CROIXRAULT

« Voici, je suis venu pour faire ta volonté » (HE 10, 9) : suivre le Christ en renonçant à son « petit moi » « Il s’anéantit, prenant la condition de serviteur » (PH 2, 6) : essayer de « se vider de soi-même » pour se donner à tous. St. Benoît demande à ses disciples de cheminer à la suite du Christ en renonçant à leur «volonté propre». Ceci ne signifie pas qu’ils doivent renoncer à leur intelligence, mais à leur égoïsme. Oblat séculier du monastère de Croixrault depuis 1996, il continue d’être professeur des écoles à Amiens Nord, jusqu’à son entrée en postulat à Evian, en noviciat à Arles puis à Croixrault. Il a prononcé sa première profession monastique en mai 2012 et poursuit des études de théologie.

SOEUR HUGUES-MARIE – 50 ANS DE VIE RELIGIEUSE EN SAINTE FAMILLE.

Je rends grâce au Seigneur pour ce cadeau de l’appel ! Cinquante ans de vie religieuse avec ses hauts et ses bas, comme dans toute vie, mais toujours avec la joie rivée au coeur : joie d’aimer et de servir le Seigneur… à travers le service des frères.

SOEUR MARIE ANGE – COMMUNAUTÉ DES AUGUSTINES À ABBEVILLE.

« Ce qui me fait vivre : l’unité et l’amour fraternel, l’amour des autres auquel Jésus nous invite »