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Sœur Marie-Luc

Sœur Marie-Luc

Un sourire au service de l’Eglise

Dans l’ancien presbytère de bernaville où elle vit en communauté avec une autre religieuse de sa congrégation, la sainte-famille, sœur marie-luc nous ouvre ses portes et son cœur.

Elle a gardé la spontanéité et le sourire de ses 20 ans ! Il faut dire que Sœur Marie-Luc a très longtemps travaillé auprès des jeunes, occupant différents postes dans l’enseignement. «Former, faire grandir l’autre, c’est épanouissant!», rapporte-t-elle.

Je t’ai appelé par ton nom, tu es à MOI… et Je t’aime.

Petite dernière d’une fratrie de 7 enfants, elle est née à Romans-sur-Isère, dans la Drôme. C’était en 1941. «Mes parents avaient évacué là-bas. Je suis arrivée à Dommartin à l’âge de 6 semaines!».
Chez elle, la religion occupe une place importante. «Ma mère jouait de l’harmonium à l’église. Mon père chantait. Avec mes frères et sœurs, nous étions autour pour les accompagner. On distribuait aussi les journaux à la sortie de la messe. J’ai toujours évolué dans cette ambiance.»

LE SENS DU PARTAGE

Sœur Marie-Luc évoque volontiers sa jeunesse, dans une famille «assez sévère» mais où la bonne humeur n’était jamais bien loin. «Nous n’avions pas grand chose, mais nous avons toujours appris
le partage», se souvient-elle avec bonheur. «C’est une grâce d’avoir vécu ça!»

Dès ses 10-12 ans, elle sent que quelque chose se passe en elle. «L’appel de Dieu», résume-t-elle simplement. «Cela ne s’explique pas.» Bien sûr, un tel engagement demande du temps, du discernement. A tout juste 18 ans, son brevet élémentaire en poche, elle est nommée institutrice au Sacré-Cœur, à Péronne. «J’enseignais alors en tant que laïque.» Trois ans plus tard, elle décide d’entrer au couvent, à Amiens. En 1963, c’est la prise d’habit, «en costume religieux, avec un voile blanc». En 1964, Marie-Luc prononce ses vœux temporaires puis, en 1969, ses vœux perpétuels à la Sainte-Famille. Pour la jeune femme, cela signifie aussi renoncer à devenir mère. «J’y ai pensé, évidemment», confie-t-elle sans détour. Mais sa vie avec Dieu la remplit de bonheur. «En travaillant auprès des jeunes, j’ai été maman d’une autre façon.»

UNE LONGUE HISTOIRE

Son histoire avec la Sainte-Famille a démarré très tôt puisque dès le collège, elle intègre l’institution amiénoise. Tous les matins, la jeune fille prend le train pour se rendre en cours.
Devenue religieuse, Sœur Marie-Luc a plusieurs fois changé de lieu de vie. Dans la Somme, mais aussi à Valenciennes, puis, le moment de la retraite venu, à Toulouse, avant de revenir en Picardie. Ces déménagements successifs n’ont jamais altéré son dynamisme. «J’ai toujours en moi la phrase de Ma4hieu qui dit, à propos de Jésus, ‘Il est ressuscité et voilà qu’Il vous précède en Galilée’. C’est une force!

Aujourd’hui à Bernaville, elle est très impliquée dans la paroisse Saint-Paul. «Je suis toujours au service de l’Eglise et de mes frères.» Responsable de la liturgie pour l’ECP, elle aide aussi le Père Lejeune dans diverses tâches administratives, tandis que Sœur Marie-Françoise, qui partage la communauté avec elle, se charge du catéchisme. Enfin, chaque lundi, Sœur Marie-Luc se rend à l’évêché où elle est bénévole.

Si elle n’est plus quotidiennement en contact avec les jeunes, la religieuse apprécie de les rencontrer. Et le courant passe ! «Je suis très à l’aise avec eux», reconnaît-elle. «Récemment, le groupe qui a participé aux JMJ est venu à Bernaville. Après le pique-nique, nous avons pris un café ensemble. C’était comme si je les connaissais depuis toujours!» Une éternelle jeunesse, en quelque sorte.

Par Carole Gervais

QUELLE EST LA PERSONNALITÉ RELIGIEUSE DONT VOUS VOUS SENTEZ LA PLUS PROCHE ?

Mère Teresa. J’aime sa manière de tourner les mains vers le ciel pour s’en remettre à Dieu. Pour dire que nous ne sommes rien, et que tout ce que l’on fait, c’est par la grâce de Dieu.

VOTRE SAINT PRÉFÉRÉ

Saint Joseph, le patron de la Sainte-Famille. Il est pour moi un secours. Je l’appelle, je le prie. Je sais qu’il veille sur moi.

LE LIEU, DANS LE DIOCÈSE, OÙ VOUS AIMEZ VOUS RECUEILLIR

Le Carmel, à Amiens. C’est calme, serein, priant.

VOTRE MEILLEUR SOUVENIR DANS LE DIOCÈSE

Une séance de lavement des pieds, lors d’une rencontre avec les religieuses du secteur ouest, à Pâques 2013. Un moment intense.

TOUS LES PORTRAITS

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