Partage de la Parole de Dieu du dimanche 20 septembre avec les FMP
25ème dimanche du Temps Ordinaire — Année A
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus disait cette parabole à ses disciples :
« Le royaume des Cieux est comparable
au maître d’un domaine qui sortit dès le matin
afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.
Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée :
un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent,
et il les envoya à sa vigne.
Sorti vers neuf heures,
il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire.
Et à ceux-là, il dit :
‘Allez à ma vigne, vous aussi,
et je vous donnerai ce qui est juste.’
Ils y allèrent.
Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures,
et fit de même.
Vers cinq heures, il sortit encore,
en trouva d’autres qui étaient là et leur dit :
‘Pourquoi êtes-vous restés là,
toute la journée, sans rien faire ?’
Ils lui répondirent :
‘Parce que personne ne nous a embauchés.’
Il leur dit :
‘Allez à ma vigne, vous aussi.’
Le soir venu,
le maître de la vigne dit à son intendant :
‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire,
en commençant par les derniers
pour finir par les premiers.’
Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent
et reçurent chacun une pièce d’un denier.
Quand vint le tour des premiers,
ils pensaient recevoir davantage,
mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.
En la recevant,
ils récriminaient contre le maître du domaine :
‘Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure,
et tu les traites à l’égal de nous,
qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !’
Mais le maître répondit à l’un d’entre eux :
‘Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi.
N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?
Prends ce qui te revient, et va-t’en.
Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi :
n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ?
Ou alors ton regard est-il mauvais
parce que moi, je suis bon ?’
C’est ainsi que les derniers seront premiers,
et les premiers seront derniers. »
COMMENTAIRE
Nous voilà dans ce passage au cœur d’une catéchèse de Jésus à ses apôtres. La montée vers Jérusalem approche et il complète son enseignement.
Les idées préconçues des apôtres et des contemporains de Jésus étaient sans doute nombreuses, étayées par la spiritualité juive d’une part, et le contexte politique d’autre part.
La spiritualité juive laissait à penser que la réussite financière, familiale, sociale, étaient récompenses d’une vie ajustée à la volonté de Dieu. Le contexte politique renforçait l’idée d’un messie qui libèrerait Israël des envahisseurs romains.
Ici, Jésus bat en brèche ces idées préconçues. Il complète ses précédents discours : le royaume des Cieux n’est pas de ce monde. D’abord, ce n’est pas un lieu mais une personne, il est relation : « le royaume des Cieux est comparable à un maitre de maison… ». Ensuite il n’obéit pas aux règles purement humaines. Il est justice, c’est-à-dire non pas une égalité de distribution pour tous mais une distribution des dons ajustée aux besoins de chacun.
Enfin, personne n’est de trop. Il n’y a pas une race d’élus pour laquelle des places seraient réservées.
On imagine bien le chamboulement dans la tête des apôtres, nous qui avons vingt siècles de recul et qui ne comprenons toujours pas…
QUESTIONS
- Comment je reçois ce texte ?
- Suis-je un ouvrier de la première ou de la dernière heure ? Ou encore un ouvrier resté sur la place ?
- Suis-je engagé suffisamment dans ma paroisse ou dans la communauté qui m’entoure ? Est-ce que je me laisse appeler ?
- Est-ce que la jalousie habite dans mon regard sur les autres personnes investies ?
- Quelle est la part entre pouvoir, service, volonté de reconnaissance dans mon engagement ?
- Avec quoi je repars ?
Pour contacter l’équipe diocésaine des Fraternités Missionnaires de Proximité
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