Célébrer la Journée mondiale du migrant et du réfugié

« Migrants, missionnaires d’espérance »
La Journée mondiale du migrant et du réfugié sera célébrée les 4 et 5 octobre 2025. Cette date coïncide avec le Jubilé des Migrants et celui du Monde missionnaire, deux événements majeurs qui se tiendront à Rome dans le cadre de l’Année jubilaire. Comme le souligne le Pape Léon XIV dans son message cette journée nous invite à une de réflexion sur la solidarité, l’espérance et l’engagement au service de Dieu et des frères, dans un esprit de réconciliation et de miséricorde propre au Jubilé.
Le thème 2025 met en lumière le courage et la ténacité des migrants et des réfugiés, qui témoignent quotidiennement de leur espérance en l’avenir malgré les difficultés rencontrées. Cette espérance les conduit à se confier totalement à Dieu et à devenir des « missionnaires de l’espérance » dans les communautés qui les accueillent.
Les migrants, missionnaires d’espérance ?
Lorsque nous rencontrons des migrants, de nombreux sentiments se bousculent en nous à leur contact.
Nous, nous sommes chez nous, installés et par bien des côtés, protégés dans notre pays la France, et nous voyons des hommes, des femmes, des enfants qui prennent des risques insensés pour quitter leur pays.
Il est vrai que nous avons peut-être oublié ce dont nos anciens ont été témoins : les Espagnols qui ont fui en France pendant la guerre civile en Espagne, les Juifs étrangers qui s’y sont réfugiés à cause des persécutions antisémites, les Arkis, les Mongs fuyant le Vietnam, pour ne citer qu’eux, parmi tant d’autres qui ont fui aussi pour des raisons politiques.
Notons également les migrants qui sont venus travailler en France durant le XXème siècle pour que leurs familles vivent mieux, Italiens, Espagnols, Portugais, Polonais, Maghrébins, et tant d’autres.
De nos jours, les chaos politiques, les désordres climatiques, les guerres, la pauvreté font que des hommes, des femmes, des enfants n’ont plus d’autre choix que de mourir ou de partir pour vivre.
Ce qui anime au fond tous ces êtres humains, ce n’est pas un simple espoir. C’est l’espérance que la vie est plus forte que la mort.
En cela, les migrants sont l’incarnation d’un cri intérieur venant de Dieu, celui que Saint Paul dans l’épître aux Romains identifiait comme l’Esprit Saint poussant tout être humain à crier « Abba, Père », dans les souffrances d’un enfantement qui perdure.
Les migrants nous témoignent d’une espérance intérieure folle qui nous trouble et nous dérange.
Nous aussi sommes des migrants à l’intérieur de notre propre pays : nous nous déplaçons à cause de drames personnels vécus dans le couple, dans la famille, dans le travail, ou causés par la maladie.
Et là aussi, l’Esprit de Dieu pousse à la révolte de la Vie contre la mort.
Que les migrants de l’extérieur et ceux de l’intérieur avancent ensemble comme missionnaires de l’espérance !

Quelques outils pour vous aider à mettre en œuvre cette journée dans vos paroisses
« La présence des migrants dans nos paroisses est une véritable source de dynamisme et d’espérance »
Témoignage de Sœur Assumpta Galla, sab
Déléguée diocésaine pastorale des migrants, Châlons-en-Champagne
Homélie du Père Bernard Massarini c.m.
Prêtre accompagnateur de la pastorale des migrants, diocèse d’Amiens
Pour aller plus loin
⇒ Visiter le site du Dicastère du Développement humain intégral