Semaine sainte: Zoom sur le Triduum pascal.
Le mot Triduum vient du latin « tres » et « dies » signifiant « un espace de trois jours ». Le Triduum pascal est donc ce laps de temps d’une durée de trois jours, qui médite l’ultime repas de Jésus avec les apôtres, son arrestation, sa mise en croix, et sa résurrection. Cette période s’étend de la messe du soir du Jeudi Saint, à la tombée de la nuit jusqu’au Dimanche de Pâques inclus. Le triduum pascal constitue le « mystère pascal ». Lors de ces trois jours s’accomplissent les prophéties de l’Ancien Testament, régulièrement énoncées par le Christ à ses disciples. Des textes et un rite bien précis encadrent chacune de ces journées, fondamentales dans le calendrier liturgique.

Jeudi saint
Pour l’Église catholique, le triduum commence à partir de la messe du jeudi saint. Lors de cette messe, les fidèles font mémoire du dernier repas de Jésus avec ses disciples, appelé la Cène (du latin cena « repas du soir »). Au cours de ce repas, Jésus procède au lavement des pieds de ses disciples (Jean 13), signe qu’il se fait serviteur de ses amis. Aujourd’hui encore, au cours de la célébration du jeudi saint, le prêtre a coutume de laver les pieds de 12 membres de l’assemblée, en imitation du Christ.
Puis, Jésus partage le pain et le vin qu’il transfigure en son corps et son sang, en déclarant à ses disciples : « Vous ferez cela en mémoire de moi » (Luc 22). Par ces gestes et paroles, il institue l’eucharistie que chaque messe réitère.
Après le repas, Jésus et ses disciples se rendent au mont des Oliviers pour prier. Jésus sait sa fin proche. Au lever du jour, lui et ses disciples sont interceptés par des soldats romains guidés par Judas, envoyés par les grands prêtres pour arrêter Jésus.
Vendredi saint
En ce deuxième jour du triduum, les fidèles font mémoire de la passion du Christ. Trahi, Jésus est emmené devant le tribunal, jugé par Ponce Pilate, flagellé par les soldats, conspué par la foule et condamné à être crucifié (comme un criminel). Il porte sa croix jusqu’en haut de la colline du Calvaire, où il est crucifié, et meurt. Il est ensuite descendu de la croix par ses proches et mis au tombeau.
Ce jour-là, les chrétiens jeûnent en geste de pénitence. En mémoire, les fidèles reproduisent le « chemin de croix », c’est-à-dire les différentes étapes de la passion du Christ, de sa condamnation à mort à sa mise au tombeau.
Cette dévotion s’est propagée en Europe dès le XIVe siècle, avec l’enthousiasme des pèlerins de retour de Jérusalem. Ils désirent revivre chez eux leur procession sur les différents lieux de la passion du Christ et rendre accessible ce pèlerinage à ceux qui ne peuvent pas faire le périlleux voyage jusqu’en Terre sainte. Le pèlerinage s’exporte et un itinéraire spirituel est proposé, en extérieur ou dans l’église. Le chemin de croix se fait dorénavant « en esprit », liant la marche à la méditation et à la prière. Composé de 14 stations représentatives des lieux et étapes des dernières épreuves du Christ, il permet de marcher dans les pas de Jésus. Humilié et souffrant, le Christ partage avec toute l’humanité le drame de la mort.
Samedi saint
Au lendemain de la mort du Christ, c’est le jour du silence de Dieu. L’Église fait mémoire du Christ au tombeau, dans le « repos » du samedi saint. Elle attend et espère la résurrection de Jésus. L’Église préconise de ne rien faire ce jour-là, simplement de patienter, afin de ressentir l’absence en ne se distrayant pas. La journée s’achève avec la vigile pascale, veille de Pâques.
La veillée pascale
La cérémonie se déroule de nuit, et débute hors de l’église autour d’un grand feu auquel est allumé le cierge pascal. La lumière est le signe de la victoire de Jésus-Christ sur la mort. Chacun y prend part, à mesure que la lumière se partage de cierge en cierge. Les nombreux textes lus lors de la célébration – sept de l’Ancien Testament et deux du Nouveau, font mémoire des merveilles de Dieu dans l’histoire de l’homme (Genèse, Exode, Psaumes, Évangile, Épîtres…). Les catéchumènes sont baptisés lors de cette veillée. L’alléluia, qui n’était plus chanté depuis le début du carême, retentit de nouveau, et la nouvelle se propage : « Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, alléluia ! » Pâques rénove l’espérance et illumine l’Église de la joie de la résurrection. Tous les chrétiens sont incités à répandre la bonne nouvelle. Ainsi s’achève le triduum pascal. Débute ensuite le temps pascal, qui s’étend du dimanche de Pâques au dimanche de Pentecôte.
Source: La Vie
La semaine Sainte et Pâques à la Cathédrale Notre-Dame d’Amiens
Semaine Sainte
Dimanche 12 avril à 10h30
Messe des Rameaux et de la Passion du Christ
Mardi saint, 15 avril
9h Messe du jour à la Cathédrale
19h Messe Chrismale présidée par Mgr Le Stang
Mercredi saint, 16 avril
9h Messe du jour à la Cathédrale
Jeudi saint, 17 avril
Messe de la Cène du Seigneur
19h30 à la Cathédrale présidée par Mgr Le Stang
A l’issue de ces deux messes : Heure Sainte (Pas de messe à 9h à la Cathédrale)
Vendredi saint, 18 avril
8h : Office des ténèbres à la Cathédrale
Chemin de Croix
15h: de Saint-Leu à la Cathédrale
15h30 dans la Cathédrale (pour les personnes à mobilité réduite)
Office de la Passion
19h30: à la Cathédrale
Samedi saint, 19 avril
8h: Office des ténèbres à la Cathédrale
Pâques :
Samedi 19 avril: Vigile Pascale : 21h à la Cathédrale présidée par Mgr Le Stang avec baptêmes d’adultes
Dimanche 20 avril
Solennité de la Résurrection du Seigneur
10h30: Messe à la Cathédrale présidée par Mgr Le Stang