Neuvaine J4 Lundi 17 mai: Le don de conseil.

Neuvaine J4
Lundi 17 mai 2021
Le don de conseil.

  

♫ Ecoute la voix du Seigneur,

Prête l’oreille de ton cœur

Qui que tu sois, ton Dieu t’appelle,

Qui que tu sois, il est ton Père !

Toi qui aimes la vie, ô toi qui veux le bonheur,

Réponds en fidèle ouvrier de sa très douce volonté,

Réponds en fidèle ouvrier de l’Evangile et de sa paix.

 

Lorsque nous avons à faire des choix importants, lorsque nous avons d’importantes décisions à prendre, nous prenons du recul et aimons prendre conseil de personnes avisées, de personnes qui nous connaissent et connaissent le domaine en jeu. Non pour leur demander de prendre les décisions à notre place mais pour qu’elles éclairent notre réflexion par un point de vue inattendu. Nous disons que ces personnes sont de bon conseil.

« Au moment où nous l’accueillons et nous le recevons dans notre cœur, l’Esprit Saint commence immédiatement à nous rendre sensibles à sa voix et à orienter nos pensées, nos sentiments et nos intentions selon le cœur de Dieu. Dans le même temps, il nous conduit à porter toujours plus notre regard intérieur sur Jésus, comme modèle de notre manière d’agir et de nous mettre en relation avec Dieu le Père et avec nos frères. Le conseil est donc le don par lequel l’Esprit Saint rend notre conscience capable de faire un choix concret en communion avec Dieu, selon la logique de Jésus et de son Évangile. De cette manière, l’Esprit nous fait grandir intérieurement, nous fait grandir positivement, nous fait grandir dans les communautés et nous aide à ne pas tomber en proie à l’égoïsme et à notre propre manière de voir les choses. Ainsi, l’Esprit nous aide à grandir et aussi à vivre en communauté. La condition essentielle pour conserver ce don est la prière. »


Pape François.

 

Les psaumes sont Parole de Dieu. Prions-en un. Ps 15 h16.

 

1.    Garde-moi, mon Dieu :
j’ai fait de toi mon refuge.
2.    J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. »
3.    Toutes les idoles du pays,
ces dieux que j’aimais, +
ne cessent d’étendre leurs ravages, *
et l’on se rue à leur suite.4.    Je n’irai pas leur offrir le sang des sacrifices ; *
leur nom ne viendra pas sur mes lèvres ! 5.    Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort.6.    La part qui me revient fait mes délices ;
j’ai même le plus bel héritage !

 

7.    Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.

8.    Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

***

9.    Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :

10.  tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

 

11.  Tu m’apprends le chemin de la vie : +
devant ta face, débordement de joie !
A ta droite, éternité de délices !

 

… un itinéraire de confiance, un penchant vers la vie.
« Tu m’apprends le chemin de la vie :devant ta face, débordement de joie.A ta droite, éternité de délices ! »(Ps 15 h16 ; v11)

 

L’itinéraire : de la confiance à la joie, quoi qu’il soit demandé de vivre. Au départ, oser la confiance par et dans un appel, une demande simple :

« Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.

J’ai dit au Seigneur : ‘Tu es mon Dieu !

Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. » (v 1-2)

 

Dans l’épreuve de la route : me détacher des idoles (v 3-4) et ‘bénir le Seigneur qui me conseille’ (v 7). Non pas bénir pour l’épreuve mais bénir Quelqu’un qui reste présent dans l’épreuve. Indéfectiblement. De nuit. De jour.

Oser m’accrocher à la part de bonheur déjà vécu, de joie déjà goûtée, rencontrée chez d’autres, par d’autres, en croyant que ce n’étaient là que prémices. Premiers gestes, en quelque sorte. En route, oser croire dans le plus bas du plus bas que ce qui a été semé de bon en moi et autour de moi est vraiment de qualité : de l’or. Imputrescible. Présence agissante, source vivifiante au-delà du sensible et de l’impression que je pourrais en avoir.

 

Quand tout s’effondre, me semble-t-il parfois, continuer à murmurer : ‘Je garde le Seigneur devant moi, sans relâche’ (v 8). Il combat pour moi. Exactement là où moi, parfois, je lâche prise. La foi au Christ qui m’a été donnée ne m’est pas retirée. Jamais. Dieu ne se reprend pas. Ainsi se lèvent des personnes de paix, de compassion, de décision tranquille, au regard de lumière, hommes et femmes dont on sait si peu, si peu, les douleurs traversées, les conversions consenties et renouvelées !

 

Temps de silence. Temps de partage à partir du psaume.

Notre Père.

Je vous salue, Marie … mère du bon conseil !