Le chemin d’Antoine « appelé à devenir pleinement chrétien ».

Bientôt, Antoine, recevra le baptême, l’eucharistie et la confirmation 

Je m’appelle Antoine j’ai 18 ans et demi. Passionné de philosophie, Je voulais donner un sens à ma vie. Je cherchais, au départ, un repère, un guide, quelque chose à suivre. Je me suis intéressé à Socrate, Platon, Nietzsche, Marc Aurèle. Je me posais beaucoup de questions sur l’existence de Dieu, le bien, le mal, la morale et l’éthique. Je précise que je n’ai pas la tête que dans les livres et les pensées. J’aime aussi la boxe, la musculation, la nature et le bricolage. Je m’intéresse aussi beaucoup à l’histoire de France, de l’Europe et aux arts classiques 

Même si j’avais à la base une culture et des valeurs familiales chrétiennes, cela n’allait pas plus loin. J’ai questionné mon grand-père et j’ai fini par demander le baptême, me sentant vraiment appelé à devenir chrétien. Motivé, je suis bien accompagné, par Marc et Thierry, par ma marraine et mon grand-père.  

Petit à petit, en découvrant Jésus je me suis aperçu que j’étais devant un homme avec un extrême courage, qui cherchait à combattre le mal à tout prix et qui montrait aux hommes le bon chemin vers la sainteté. Jésus m’a fait freiner mon matérialisme et mon individualisme, prôné par notre société actuelle. 

Il m’a ouvert l’esprit en me sortant de mon confort afin de pouvoir partager son amour et d’arrêter de nourrir tout le temps mon égo. 

Avec du retard sur les autres, dimanche dernier, j’ai vécu l’appel décisif et le premier scrutin dans l’abbatiale de Corbie. En effet, je n’ai pas pu rejoindre les adultes le 1er dimanche de Carême car j’étais hospitalisé 

Car, le 25 janvier, un feu de poussette s’est déclaré dans mon hall d’immeuble, toute la fumée est montée. C’était donc impossible de sortir. Une fumée noire et épaisse s’est infiltrée dans les appartements, mon premier réflexe a été de calfeutrer la porte. 

Mais ma voisine de 98 ansalitée, ne pouvait pas bouger. Je suis donc passé au-dessus du mur de mon balcon pour aller la prévenir. En même temps, j’avais les pompiers au téléphone et ma mère dans la panique. En voyant la fumée, j’ai donc, sans réfléchir, cassé la vitre avec ma jambe pour rentrer chez elle afin d’ouvrir la porte et pouvoir la mettre sur le balcon en sécurité. Sauf qu’en cassant la vitre, je me suis ouvert le mollet, coupé la moitié du muscle, le nerf et l’artère avec. Lair s’est engouffré chez ma voisine, la fumée est sortie, elle a pu un peu respirer et puis les pompiers sont arrivés. 

J’ai fait cet acte pour ne pas avoir de remord et ne pas me dire que je l’ai perdu à côté de moi en ne faisant rien pour elle. Pour finir, cette dame est montée au ciel deux mois après l’accident mais pas à cause de l’incendie. 

Cette expérience a éclairé ma foi. J’aimerai maintenant entrer dans l’école de gendarmerie, pour me rendre utile, pour protéger les autres et aider dans un métier d’intervention.   

Je serai baptisé donc le matin, le 23 mai à Heilly et je recevrai le corps du Christ pour la première fois. L’après midi je recevrai la confirmation en rejoignant, enfin, le groupe des adultes. 

Article réalisé par Blandine Brandicourt
Responsable du Service Diocésain de la Catéchèse et du Catéchuménat

 

Petit à petit, en découvrant Jésus je me suis aperçu que j’étais devant un homme avec un extrême courage, qui cherchait à combattre le mal à tout prix et qui montrait aux hommes le bon chemin vers la sainteté. Jésus m’a fait freiner mon matérialisme et mon individualisme, prôné par notre société actuelle.