Entrons dans la Semaine Sainte, célébrons le Dimanche des Rameaux

Qu’est-ce que le dimanche des Rameaux ?
La fête célébrée ce dimanche, appelée dimanche des Rameaux et de la Passion, marque l’entrée dans la Semaine sainte.

La fête des Rameaux a une double face : glorieuse et douloureuse. En effet, elle commémore deux événements contradictoires : l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, accueilli comme un roi, et sa passion et sa mort sur la croix.

Lors de son arrivée à Jérusalem, six jours avant la fête de la Pâques juive, Jésus et acclamé. La foule agite des palmes et dépose des manteaux sous les pas du petit âne qui le porte, comme au passage d’un roi.

Cet événement est relaté par les quatre évangiles. « La foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Jean 12,12)

Au début de la messe des Rameaux, ces paroles sont reprises comme antienne d’ouverture, alors que les fidèles sont réunis à l’extérieur de l’église. Après une brève allocution, le prêtre bénit les rameaux et lit le récit évangélique de l’entrée messianique de Jésus à Jérusalem. Puis l’assemblée se met en marche en procession jusqu’à l’église pour la célébration de la messe avec la lecture du récit de la Passion du Christ.

La tradition chrétienne veut que l’on emporte, après la messe, les rameaux bénis, pour en orner les croix et les images religieuses dans les maisons, geste de vénération et de confiance envers Jésus mort sur la croix.

Ces rameaux sont ensuite conservés dans les maisons jusqu’à l’année suivante. Traditionnellement, les rameaux secs sont brûlés, non jetés.

Et le Mercredi des cendres, premier jour de Carême, lors la célébration, le prêtre trace une croix sur chaque fidèle avec de la cendre. Cette cendre provient des rameaux bénis au dimanche des Rameaux de l’année précédente.

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivent sur les pentes du Mont des Oliviers. Alors Jésus envoie deux disciples :
« Allez au village devant vous ; vous trouverez une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : « Le Seigneur en a besoin, mais il les rendra aussitôt. » »
Cela s’est passé pour accomplir la parole transmise par le prophète :
Dites à la fille de Sion : voici ton roi qui vient vers toi, humble, monté sur une ânesse et un petit âne.
Les disciples partent et font ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amènent l’ânesse et son petit, disposent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assoit dessus. Dans la foule, la plupart étendent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupent des branches aux arbres et en recouvrent la route. Les foules entourant Jésus crient :
«Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »
Comme Jésus entre à Jérusalem, l’agitation gagne toute la ville ; on se demande :
« Qui est cet homme ? »
Et les foules répondent :
« C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »
Jésus entre dans le temple où les enfants continuent de crier :
« Hosanna au fils de David ! »
Les chefs des prêtres et les scribes sont indignés et disent à Jésus :
« Tu entends ce que les enfants crient ? »
Jésus leur répond :
« Oui ! Vous n’avez donc jamais lu dans l’Écriture : De la bouche des enfants, des tout-petits, tu as fait monter la louange. »
Alors il les quitte et sort de la ville.

Évangile selon saint Matthieu, chapitre 21, versets 1-17

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