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Fête de la Dédicace de la Cathédrale d’Amiens

FETE DE LA DEDICACE DE LA CATHEDRALE D’AMIENS

Dimanche 12 Juillet 2020

10h30: Messe présidée par Mgr Eric de Moulins-Beaufort
Archevêque de Reims

Puis procession du Chef de Saint-Jean Baptiste vers la Chapelle Saint-Jean du Voeux

La dédicace ou la consécration d’une église peut être assimilée à son inauguration. Dans les premiers siècles du christianisme il ne semble pas qu’il existât de cérémonie particulière de dédicace pour les églises : la célébration eucharistique déterminait la destination liturgique du lieu. Le rite liturgique fut peu à peu élaboré, se référant essentiellement aux trois dédicaces solennelles du Temple de Jérusalem : celle de Salomon, celle réalisée après l’Exil, enfin celle qui suivit la profanation du Temple par Antiochus Epiphane. On perpétua le souvenir de cette dernière dédicace en instituant une fête annuelle de la Dédicace. L’habitude se prit, à partir du viiie siècle, de déposer des reliques de saints martyrs dans les églises à inaugurer.  Le deuxième concile de Nicée (787) affirma la nécessité de déposer des reliques dans le sépulcre des autels au cours de la cérémonie de la dédicace.

Nous ne connaissons pas la date précise de la consécration de la cathédrale d’Amiens. Si le commencement du chantier est bien connu (1220), il semblerait que la consécration fût assez tardive. Le Père Daire dans son Histoire ecclésiastique de la ville d’Amiens prétend qu’elle fut consacrée une première fois le 10 juin 1483 par l’évêque d’Amiens Pierre Versé, en l’honneur de Notre-Seigneur, de la Vierge et de tous les saints. Il ne cite malheureusement pas ses sources. En 1504, s’établit l’habitude de commémorer l’anniversaire de la consécration lors de la fête de la dédicace : la date choisie fut celle du deuxième dimanche de juillet qui tombait cette année-là le 14 juillet.

 

Le rite commence par la récitation des sept psaumes de la pénitence et de la première partie de la litanie des saints. L’évêque, revêtu de la chape blanche,  se rend à la porte de l’église encore fermée. Il bénit le sel et l’eau pour l’aspersion extérieure des murs, qu’il accomplit à trois reprises. Après avoir fait ouvrir la porte, il fait une croix sur le seuil de l’église avec sa crosse et y pénètre avec le seul clergé en chantant le Veni Creator. Après la litanie des saints a lieu la signation : avec la pointe de la crosse, l’évêque trace les lettres des alphabets grec et latin sur deux lignes de cendres répandues en forme d’X (initiale du nom du Christ) sur tout le pavement de l’église. Puis il bénit l’eau grégorienne et monte à l’autel où il fait, avec le pouce, cinq croix sur la table. Il fait ensuite trois fois le tour de l’intérieur de l’église en aspergeant les murs et le pavement. Commence alors la procession des reliques qui fait le tour extérieur de l’église. Alors a lieu l’onction avec le saint chrême sur chacun des montants de la porte. Les fidèles peuvent alors entrer dans l’église à la suite de l’évêque. Les reliques sont ensuite déposées dans l’autel qui est consacré. L’évêque fait ensuite l’onction des douze croix de consécration avec le saint chrême en commençant par le côté de l’évangile, et dit à chaque fois : « Que ce temple soit sanctifié et consacré eu nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, en l’honneur de Dieu et de la glorieuse Vierge Marie, au nom et à la mémoire de saint N. (titulaire de l’église). Paix à toi ! ». Puis il encense la croix par trois fois. On chante ensuite la messe de la dédicace.