Mi-carême: Je fais une une pause !

Jeudi  28 mars, c’est la mi-Carême: Repères sur cette petite pause gourmande …

Comme son nom l’indique, la mi-Carême marque la moitié du Carême, mais rien dans le calendrier liturgique n’indique cette mi-temps. Les oraisons du jour gardent la même tonalité que celles des jours qui l’entourent. « Que tes serviteurs se purifient dans la pénitence et s’appliquent à faire ce qui est bon… » dit l’oraison d’ouverture de la messe. Seule l’antienne d’ouverture porte la marque d’une joie particulière ; celle de celui qui cherche le Seigneur de toute sa force. Ainsi est donné l’axe de la vraie joie, celle qui consiste à « imiter la charité du Christ qui a donné sa vie par amour pour le monde. »

Alors pourquoi les crêpes, les bugnes et autres traditions culinaires festives viennent-elles agrémenter ce jour ? La logique du bon sens économique ! Le Carême est un temps de jeûne et les générations passées prenaient très au sérieux cet aspect particulier. Même les œufs étaient interdits. Mais les œufs ne se conservent guère plus de vingt jours, c’est-à-dire la moitié de quarante. C’est pour ne pas perdre cette denrée précieuse pour beaucoup, qu’on l’utilisait sous toutes les formes possibles.

De la même manière, c’est pour vider les réserves qu’on fait des crêpes pour le Mardi gras. Après la mi-Carême, on attend à nouveau vingt jours pour sortir, décorés de joie pascale, les œufs gardés en réserve.

Ma recette de pâte à crêpes illustrée

LE SAVIEZ-VOUS?

chasuble-rose

La mi-Carême n’a pas d’incidence dans le calendrier liturgique, mais l’église marque elle aussi une pause le quatrième dimanche de carême. Elle abandonne les vêtements liturgiques violets* pour adopter le rose, couleur de l’aurore, qui préfigure la joie de la Résurrection. On appelle ce dimanche le dimanche de Laetere, le dimanche de la joie.

Au-delà de ces traditions historiques et folkloriques, L’Église marque un temps de pause le 4ème dimanche du Carême, le dimanche de Laetere.  Le nom provient du premier mot latin de l’introït du 4ème dimanche de Carême : « Laetare Jerusalem » (« Réjouis-toi, Jérusalem »). Pour signifier la joie de la Résurrection qui se prépare, les vêtements liturgiques peuvent exceptionnellement être roses (un mélange de violet et blanc) au lieu de violets ce jour-là, comme le dimanche de Gaudete pendant l’Avent. On peut aussi mettre des fleurs dans le sanctuaire, jouer de l’orgue, bref suspendre certaines des austérités liturgiques propres au Carême.

Le rose est la couleur de l’aurore : il s’agit de faire entrevoir la joie qui se prépare, de donner courage pour les dernières étapes à parcourir et de rendre grâce pour les œuvres déjà accomplies.