Avec les mages, fêtons l’Épiphanie!

Dimanche 7 janvier 2018
Avec les mages, célébrons l’Épiphanie…
Quelques points de repères sur cette fête avec Isabelle Bertrand-Legros, responsable de la Pastorale Sacramentelle et liturgique .

 

« L’Épiphanie est la manifestation de Jésus comme Messie d’Israël, Fils de Dieu et Sauveur du monde ». Telle est la définition du Catéchisme de l’Église catholique. Si nous célébrons plus particulièrement la venue et l’adoration des mages, ce n’est pas la seule épiphanie.

Le temps de Noël célèbre un évènement réel, la naissance de Jésus (la généalogie de Jésus est proclamée dans l’évangile de la messe de la veille au soir), en même temps qu’il célèbre le mystère de l’Incarnation. Comprenant la fête de la Nativité du Seigneur, l’Épiphanie, la fête du baptême du Christ, la fête de la Sainte Famille et la solennité de Marie, Mère de Dieu, il célèbre comme une épiphanie progressive du Christ. Le Fils de Dieu s’est manifesté parmi nous, la venue des mages manifeste qu’Il est venu pour toutes les nations, la voix qui se fait entendre après son baptême dans le Jourdain « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie » (Mt 3, 17) atteste l’identité et l’origine du Sauveur.

En célébrant le mystère de l’Incarnation c’est le mystère pascal tout entier qui est célébré sous un aspect particulier. Nous proclamons chaque dimanche ce mystère dans le Credo : Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père ; et par lui tout a été fait. « Le Verbe s’est fait chair » (Jn 1, 15).

La solennité de l’Épiphanie célèbre une des épiphanies, l’adoration des mages. La fête du baptême du Christ et la proclamation de l’Évangile des noces de Cana le deuxième dimanche du temps ordinaire de l’année C, célèbrent plus particulièrement les deux autres.

L’Évangile proclamé pour l’Épiphanie l’inscrit dans  une fête missionnaire

La manifestation du Christ se révèle d’abord à la Vierge Marie et Joseph, puis aux bergers qui sont les pauvres, les laissés pour compte auxquels la Bonne Nouvelle est annoncée, jusqu’aux mages qui représentent les nations païennes. L’Évangile de Matthieu (Mt 2, 1-12) qui est proclamé inscrit l’Épiphanie dans une fête missionnaire. Les mages, guidés par une étoile qui les précédait, ont reconnu Jésus Lumière du monde, se sont prosternés devant lui et ont regagné leur pays. La bénédiction solennelle l’exprime : « Dieu vous a appelé dans votre nuit pour que vous entriez dans la lumière ; qu’il bénisse en vous la foi, l’espérance et l’amour, qu’il les fasse croître et donner du fruit. Amen. Aujourd’hui le Christ s’est manifesté au monde, il est la lumière qui dissipe les ténèbres ; marchez avec lui, pleins de confiance, et que Dieu fasse de vous des lumières pour guider vos frères sur leur chemin. Amen. Et quand vous parviendrez au terme de la route, vous verrez celui que les mages ont cherché en se guidant sur une étoile : Votre Seigneur, le Christ, lumière née de la lumière. Amen ».

 

Les mages, guidés par une étoile qui les précédait, ont reconnu Jésus Lumière du monde, se sont prosternés devant lui et ont regagné leur pays. La bénédiction solennelle l’exprime : « Dieu vous a appelé dans votre nuit pour que vous entriez dans la lumière ; qu’il bénisse en vous la foi, l’espérance et l’amour, qu’il les fasse croître et donner du fruit.

Jusqu’au 14 janvier 2018, l’exposition « Chrétiens d’Orient. Deux mille ans d’histoire » à l’Institut du arabe à Paris, éclaire l’histoire d’une communauté plurielle et son rôle majeur au Proche-Orient, aux plans tant politique et culturel que social et religieux. Au fil du parcours, des chefs-d’œuvre du patrimoine chrétien sont à découvrir, dont certains montrés en Europe pour la première fois. Exposition présenté  au MUBA Eugène Leroy, musée des beaux-arts de Tourcoing, du 22 février au 12 juin 2018.