Rencontre avec Michel Proyart, chancelier

portrait Michel Proyart
Michel PROYART , nommé chancelier diocésain par Monseigneur LEBORGNE à partir du 1er septembre, fait partie des nouveaux visages que vous croiserez à la Maison diocésaine lors de vos visites…  L’occasion pour nous de faire sa connaissance et découvrir sa mission.

Michel PROYART, 66 ans, est retraité de l’éducation nationale. Il débute  sa carrière de professeur d’anglais dans les établissements privés de la Sainte-Famille et du Sacré Cœur à Amiens. Il  rejoint ensuite l’Institut Universitaire de Technologie (IUT)  à temps plein où il a effectue la suite de sa carrière.

 

Quel est le rôle d’un chancelier au sein d’un évêché ?
C’est assez complexe et complet mais Sœur Marie-Pierre HENON ,que je remplace, a pris le temps de m’expliquer tous les aspects de la mission pendant un an.
D’après le code de droit canonique (c. 482), la fonction première du chancelier, de caractère administratif, est de veiller à ce que les actes de l’évêque (décrets, ordonnances, nominations, ordinations… que le chancelier contresigne) soient rédigés (forme juridique), signés, expédiés, et conservés aux archives.


D’où vous vient cette passion pour cette discipline qu’est le « droit canonique » ?
Lors d’une retraite spirituelle à Courset  prêchée par le père LE GAL, canoniste de formation et aujourd’hui évêque auxiliaire de Lyon. J’ai découvert le droit canonique. Cela m’a plu et ayant un peu plus de disponibilité j’ai décidé de reprendre le « chemin de l’école » et étudier le droit canonique à l’Institut catholique de Paris. Après 7 ans d’études, j’obtenais une maîtrise de droit canonique et à la suite de ce cursus universitaire j’ai été nommé juge à l’officialité  en 1994.


Quelles sont les « qualités » requises pour cette mission ?
Avoir de l’ordre, être diplomate et avoir le sens de la confidentialité.


Avez-vous des liens avec Rome ?
Oui, Nous envoyons chaque année les statistiques pour notre Diocèse : le nombre de prêtres, diacres et laïcs présents pour assurer la mission ; le nombre de mariages, baptêmes, confirmations et le nombre d’enfants catéchisés.


Avez-vous des rencontres entre chanceliers ?
Je les rencontre à Paris à l’Institut catholique de Paris une fois par an  pour échanger sur nos expériences, sur des thèmes d’actualité concernant notre « spécialité », le droit canonique évolue aussi ! Je participe régulièrement à des sessions de formation.

Comment abordez-vous cette mission qui vous est confiée ?
De manière sereine en veillant également à garder du temps pour ma famille … C’est essentiel pour me ressourcer !


Avez-vous une phrase d’Évangile qui vous guide ?

« Demandez et vous recevrez »

Dans les situations que nous vivons, les joies, les peines s’en remettre au Christ et se tourner vers l’Espérance !

Propos recueillis par Nelly Berneaux
LE SAVIEZ-VOUS?

Le code de droit canonique

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Le droit canonique (d’un mot grec qui signifie loi, règle, modèle) est l’ensemble des règles qui régissent la vie de l’Église et des fidèles.  Révisé en 1983, le code de droit canonique comporte 7 livres concernant la structure de l’Église, les sacrements, la juridiction (les tribunaux ecclésiastiques), les sanctions et l’administration des biens.

L’officialité

L’officialité est chargée par l’évêque d’exercer le pouvoir judiciaire conformément au code de droit canonique et à la jurisprudence de l’Église universelle.
Le principe d’une justice interne à l’Église remonte à saint Paul lui-même, qui recommande aux chrétiens de Corinthe (Lettre aux Corinthiens 6) de ne pas soumettre leurs litiges à des personnes extérieures à la communauté.
L’officialité est constituée de juges, d’avocats, de « défenseurs du lien » (l’équivalent du procureur dans les procès civils), de notaires ecclésiastiques (qui font office de greffiers et qui authentifient les actes du procès), et d’auditeurs, qui se chargent de recevoir les personnes pour l’instruction de leur dossier. En ce qui concerne l’official et les vices-officiaux (ses adjoints), il s’agit de prêtres. En revanche, les juges diocésains, avocats ou encore notaires peuvent être des laïcs. Il s’agit de bénévoles.